Cette semaine, on craque pour… Mew, la 5e édition du grand Défi Pierre Lavoie, Impressions d’André Gagnon, la visite de l’ancien Red Light, Man of Steel, Mama Roslin aux Francos et le retour de 1984.

Art-7e-ciel-GameoT1. Mew
Les maîtres danois de la dream pop ont lancé mercredi, dans le plus grand mystère, un aperçu de la plateforme multimédia qui accompagnera leur prochain album. Une vidéo pleine des ténèbres réconfortantes qui font la marque de la formation, et un nouveau teaser audio. On n’avait pas eu de nouvelles de Mew depuis que le groupe avait rompu les liens avec sa maison de disques pour  voler de ses propres ailes. Pari réussi, la créativité s’annonce ici complètement débridée.  Après la version live de Klassen, nouvelle pièce lancée sur le web à l’hiver (la première depuis le brillant No More Stories, paru en 2009), il est maintenant clair que Mew compte nous faire saliver goutte à goutte, un peu cruellement, jusqu’à la sortie de son nouvel opus. Encore trop peu d e contenu, mais ça augure magnifiquement bien.
www.sensoryspaces.com  (Maxime Huard)

Art-7e-ciel-Banlieue-copie-decran-22. La 5e édition du grand Défi Pierre Lavoie
Dès aujourd’hui et jusqu’à dimanche, des milliers de cyclistes se relayeront pendant 1 000 km de Saguenay à Montréal dans le cadre du grand Défi Pierre Lavoie. Ils amassent des dons pour la Fondation GO afin de soutenir la recherche médicale sur les maladies orphelines ainsi que des projets visant l’adoption de saines habitudes de vie. Ils pédaleront derrière Pierre Lavoie, qui parcourra l’ensemble du circuit en 60 heures. La maladie de l’acidose lactique lui a ravi deux enfants. Rendez-vous dimanche au parc Jean-Drapeau à l’île Sainte-Hélène pour accueillir les cyclistes qui termineront leur parcours.
En ligne: www.legdpl.com (Philippe-Vincent Foisy)

Art-7e-ciel-King3. Impressions d’André Gagnon
Trente ans après son enregistrement (avec l’Orchestre National Philharmonique de Londres dirigé par Douglas Gamley), l’album Impressions du compositeur québécois André Gagnon, dont le tirage était jusqu’ici épuisé, revient dans les bacs. Un disque qui aura permis à Gagnon d’entreprendre sa carrière au Japon… Et force est d’admettre qu’après trois décennies, les mélodies instrumentales qui portent la signature si caractéristique du musicien n’ont pas pris une ride. On ne se lasse pas de cette nostalgie distillée au fil des notes pianotées. À redécouvrir!
André Lavoie, présentement en magasin. (Jessica Émond-Ferrat)

Art-7e-ciel-Grain-de-ciel_C1004. La visite de l’ancien Red Light
La visite à pied de
l’ancien Red Light de Montréal est fascinante, même par un jour de pluie. La promenade, organisée par le Centre d’histoire de Montréal, explore le boulevard Saint-Laurent, la rue Sainte-Catherine et les habitations Jeanne-Mance, inaugurées en 1959 pour redonner une aura de moralité au quartier. Pouvoir politique, mafia et clergé : l’historien Charles Turgeon explique le contexte historique, accompagné d’anecdotes croustillantes sur le monde des cabarets et des maisons closes. Le tout est commenté par Robert Pétrelli, un ancien résidant qui, dès l’âge de neuf ans, se faisait donner des petits boulots par les putes qu’il connaissait toutes par leur nom.
Prochaine visite le 22 juin. Gratuit, mais réservation nécessaire. (Anne-Sophie Carpentier)

Art-7eciel-How-To-Survive-a-Plague5. Man of Steel
Il commence son épopée en chest, la termine en costume et, malgré la cape et le léotard, n’a même pas l’air quétaine. Ou si peu. Il nage aussi avec des baleines et démonte, sans effort, les méchants devant le Sears de Smallville. Trop fort! Superman, ou plutôt, la «réponse-à-la-question-sommes-nous-seuls-dans-cet-univers-?», obtient un traitement de faveur, en 3D en plus, dans ce Man of Steel. Les effets spéciaux sont spécialement, oui, spectaculaires, et on n’échappe pas à cette scène de bataille finale avec ses trois répliques et demie noyées sous les explosions, les immeubles qui s’écroulent, les citoyens innocents qui hurlent, l’armée qui débarque, le monde terrestre qui fout le camp, pfwwwiiiii. À la réalisation, Zack Snyder, épaulé à la scénarisation par Chris Nolan, signe une relecture franchement pas pire de la vie de Kal-El depuis sa naissance. Le tout se trouve bonifié par la présence d’un Michael Shannon aux yeux psychotiques dans le rôle du Général Zod et d’une Amy Adams aux yeux scrutateurs dans celui de Lois Lane. C’est divertissant. C’est l’été. C’est Superman?
Man of Steel, en salle. (Natalia Wysocka)

Young Ghosts Clothing6. Mama Rosin aux Francos
Quand les gars de Mama Rosin chantent, ça groove drôlement. Pour éviter la confusion, précisons tout de suite que lorsqu’on dit «les gars de Mama Rosin», on ne veut pas dire «les fils de cette madame-là». Rosin, ce n’est pas leur maman, c’est le nom de leur band. Un band composé de trois Suisses qui font le rock et le blues comme s’ils venaient de la Louisiane. Le dernier disque en date de ces messieurs s’appelle Bye Bye Bayou, mais en l’écoutant, on a plutôt l’impression d’y arriver, dans ce bayou. C’est un peu gras, c’est un peu sale, c’est vraiment sympa, et puis c’est réalisé et mixé par Jon Spencer, l’homme par qui le blues explose. Ils arrivent aux Francos la semaine prochaine. On les attend. Bonjour bayou!
Mama Rosin, au Pub Richard’s mercredi et en première partie de Lisa Leblanc jeudi aux FrancoFolies. (Natalia Wysocka)

Art-7e-ciel-True-Blood_C1007. Le retour de 1984
Cette semaine, sur le site de livres Amazon, le récit 1984 a fait partie des cinq plus grandes progressions de vente… passant du 6 208e au 193e rang en seulement 24 heures! Plutôt étonnant pour un livre qui a été publié en 1949. Selon plusieurs experts, ce regain d’intérêt pour Big Brother, le personnage métaphorique de la surveillance de masse, est lié aux révélations récentes d’un système d’espionnage géant mis en place par le renseignement américain. Que ce soit pour cette raison ou pas, ceux qui n’ont pas lu ce grand classique de George Orwell, qui rappelle de façon inquiétante les comportements de certains dirigeants, devraient se joindre au mouvement et se procurer un exemplaire du livre.
Disponible en librairie. (Daphnée Hacker-B.)

On se désole pour…

Art-7e-ciel-ENFER-Amanda-Bynes_CCLes tweetfights
On le sait, les réseaux sociaux permettent aux gens de nature timide ou discrète de s’exprimer plus librement. Ils permettent aussi aux gens frustrés de laisser libre cours à leur prose désobligeante. De plus en plus de gens (souvent déplaisants) lavent leur linge sale en public sur Twitter. On s’y blâme avec véhémence à coups de 140 caractères ou moins sur tout et n’importe quoi. Que faisaient-ils avant Twitter? Ils s’envoyaient paître en pleine rue? Au bureau? Au centre commercial? Transposer un tweetfight dans la vie réelle… ça a l’air de quoi? De deux débiles qui s’engueulent en public! Ben, c’est ça! Soyez donc civilisés aussi sur les réseaux sociaux. (Rachelle McDuff)

Aussi dans Culture :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!