Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Wendy Warner, Nine Inch Nails, Stéphane Lemelin, Farfadet, Avenged Sevenfold et Ariane Brunet.

Magnifique
Wendy Warner
Haydn & Myslivecek
Note: note critiques cd 4sur5

La violoncelliste de Chicago de renommée mondiale Wendy Warner propose, avec l’orchestre de chambre Camerata Chicago, un magnifique CD. On y retrouve trois concertos pour violoncelle, deux de Haydn et un autre d’un compositeur tchèque de la même période que le premier, mais moins joué aujourd’hui, Mysliveček. En fait, ce dernier concerto en est un pour violon réarrangé pour le violoncelle. Tout est de grande qualité sur ce disque : de l’interprétation à l’enregistrement. Un must pour les amants de la musique de chambre, ce CD est très accessible pour ceux qui connaissent moins la musique classique.
– Eric Aussant

Bien nommé
Nine Inch Nails
Hesitation Marks
Note: Note critiques CD 3.5sur5

Inégal, Hesitation Marks porte assez bien son nom. C’est un album protéiforme, à l’image de l’œuvre entière de Nine Inch Nails : éclectique, mais cohérent, et toujours marqué par la signature du génie de Trent Reznor. L’opus démarre en trombe avec Copy of A et Came Back Haunted, deux frénétiques pièces d’anthologie, pour ensuite ralentir et plonger dans l’apaisante Find My Way. Quelques morceaux empruntent malheureusement la formule ultra générique des albums With Teeth et Year Zero, mais dans l’ensemble, on trouve beaucoup d’inspiration et de nouveauté sur ce huitième album, quoi qu’en disent certains purs et durs. S’il fallait éternellement réclamer un retour à Downward Spiral, il y a 20 ans qu’on n’écouterait plus de NIN…
– Maxime Huard

Classique revisité
Stéphane Lemelin
Manuel Rosenthal – L’intégrale pour piano
Note: note critiques CD 3sur5

Le pianiste québécois nous transporte entre ombre et lumière avec son doigté léger, mais précis. Il y va de l’intégrale de Manuel Rosenthal, résolument passionné par les pianistes français du début de XXe siècle. Parmi son vaste répertoire trônent notamment les Fauré, Schumann et Poulenc. Des moments virevoltants dignes de Vivaldi (Bagatelles-No. 4. Le joli jeu) aux tempos débridés et parfois dramatiques (Les petits métiers – IX. La Nounou). Stéphane Lemelin tient la note avec fluidité de A à Z. S’il ne réinvente pas la roue, il a certes l’expérience pour rendre un puissant hommage au classique émouvant de Rosenthal.
– Émilie Bergeron

Aspirant champion
Farfadet
F.A.R.F.
Note: note critiques CD 3sur5

Ne vous laissez pas induire en erreur par son nom d’artiste : le rappeur québécois Farfadet a de grandes ambitions. Règle générale, celui qui, dans ses propres mots, convoite le titre de «champion livre pour livre» cogne avec une assurance et une précision indéniables. Le MC, toutefois, n’a pas toujours la force de frappe pour en découdre avec les poids lourds. Sur F.A.R.F, le chanteur baisse souvent les poings, troquant le flow agressif de ses meilleures pièces (Avant qu’on s’arrache, Laisse-Moi Crier) pour des intermèdes un peu trop dociles (Quoi d’Bon?, Le meilleur des deux mondes). Pas un K.-O., donc, mais une victoire aux points. Mention spéciale aux excellentes collaborations de Rymz, Confus et Souldia.
– Maxime Huard

Bien lourd
Avenged Sevenfold
Hail to the King
Note: note critiques CD 3sur5

Les riffs pesants, quoique harmonieux, sont en vedette sur le nouvel album d’Avenged Sevenfold, Hail to the King. La pièce titre est probablement celle qui risque le plus de vous rester en tête après une première écoute. Elle n’est toutefois pas la plus solide des 10 chansons offertes par le groupe. This Means War semble tout droit sortie du Black Album de Metallica, Coming Home nous rappelle un peu Iron Maiden, tandis que Requiem a une belle énergie. Du côté des ballades, on peut imaginer une foule entonner en cœur Crimson Day avec la formation durant un concert. Acid Rain, la dernière chanson de l’album, nous laisse toutefois un peu froid.
– Mathieu Horth Gagné

Duveteux
Ariane Brunet
Fusée
Note: note critiques CD 3sur5

Si vous aimez les petites voix soyeuses à la Cœur de pirate, Stéphanie Lapointe ou Ingrid St-Pierre, vous apprécierez fort probablement Ariane Brunet. Écouter Fusée, son deuxième opus, c’est se délasser les yeux fermés sur un nuage. La jolie auteure-compositrice-interprète québécoise carbure à l’amour, le point central de ses chansons, dont la prose manque toutefois d’un peu de fantaisie. Nos coups de cœur de l’album : l’entraînante Rentrez tard, la joyeuse Bagatelle et la charmante Ma version du bonheur. Fusée est meilleur que son premier album, et nous le conseillons aux non initiés. Elle sera à Montréal le 10 décembre à L’Astral.
– Rachelle Mc Duff

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