Pedro Ruiz Valère (Vincent Côté) et Élomire (Jean-Marc Dalphond)

La Bête est une comédie se déroulant au 17e siècle, mais écrite au 20e. Élomire, alias Molière, se voit imposer un collaborateur indésirable par le Prince de Conti, protecteur de sa troupe. Il résistera jusqu’à sa dernière goutte de sueur.

L’intérêt de cette pièce repose sur deux éléments. Tout d’abord sur le tour de force que réalise le comédien et metteur en scène Jean-Guy Legault, qui a traduit les vers de l’américain David Hirson de manière pertinente, tout en s’assurant qu’ils riment. Plusieurs répliques sont savoureuses, ingénieuses et ont un double sens.

Le jeu sans faille de Vincent Côté, qui incarne le verbomoteur et égocentrique Valère, est la deuxième force de la pièce. Le comédien est à la fois exécrable et attachant à souhait dans le rôle du dramaturge de rue honni. Il livre avec force et nuance la majorité des vers de la pièce, qui s’enchaînent à une vitesse impressionnante dans de longs monologues.

En contrepartie, cette pièce de plus de deux heures et demie s’étire en longueur à plusieurs moments. On a bâillé à quelques reprises. De plus, le jeu des comédiens est inégal, et on a droit à plusieurs gags grossiers et faciles.

Cette pièce devrait convenir à ceux qui aiment les jeux de mots et le burlesque, et qui ont une bonne capacité de concentration.

La Bête
À la salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier
Jusqu’au 16 novembre

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