Natalia Wysocka/Métro Le majestueux Jarvis Cocker a enflammé la place.

Le concert du mythique groupe pop britannique au New York City Hall a répondu à nos attentes et bien plus encore. Retour sur une soirée mémorable.

Le New York City Hall était plongé dans le noir lorsque, soudain, sur l’écran du fond, des néons se sont allumés, un à un, formant quatre lettres : P. U. L. P. Ah! Puis, sorti des ténèbres, la voix sexe et suave de Jarvis Cocker s’est fait entendre, avec son timbre unique. «Où êtes-vous? Je ne peux pas vous voua-ar!» Les lumières se sont allumées. Pulp est apparu. Do You Remember the First Time? Te souviens-tu de la première fois? a demandé/chanté le frontman à la foule. Certains s’en souvenaient, de la première fois. Pour d’autres, cette fois-ci, c’était la première. Nous, on attendait cette réunion depuis plus d’une décennie…

Le quintette qui a fait les beaux jours de la pop british des années 1990, séparé depuis 2002, mais réuni tout récemment, était de retour pour deux nuits dans la Grosse Pomme avant de s’envoler pour Coachella. La setlist a rassemblé presque l’intégrale de l’album-phare Different Class (Monday Morning, Pencil Skirt, Bar Italia, I Spy…), une touche de His ‘n’ Hers (Babies) et un soupçon de ce chef-d’œuvre qu’est This Is Hardcore.

Parolier imbattable, showman extraordinaire, Cocker n’a pas laissé sa place, mimant des scènes pornos sur This Is Hardcore, grimpant aux murs durant Disco 2000, courant sur scène avec une troupe de danseurs contemporains sur F.E.E.L.I.N.G.C.A.L.L.E.D.L.O.V.E. Majestueuse et discrète, Candida Doyle trônait derrière ses claviers. Le subtil bassiste Steve Mackey l’est resté (subtil), et le guitariste Mark Webber s’est montré sobre, mais efficace. Bref, presque toute l’attention était tournée vers Jarvis.

La soirée nous a permis d’entendre live des bijoux qu’on ne s’attendait pas à entendre : Razzmatazz du vieux disque Intro, et Like A Friend, tirée de la bande-son de Great Expectations, interprétée en rappel, avant Mis-Shapes. On n’a pas échappé à Common People, probablement le plus gros – et l’un des seuls – succès de la bande british en sol américain. Était-ce d’ailleurs une pointe d’amertume qu’on a décelée dans la voix de Cocker quand il a présenté le hit, en commençant par donner des indices sur la chanson qui s’en venait? «Si vous n’avez pas deviné quel morceau on va vous jouer, je me demande vraiment ce que vous faites ici!» s’est-il exclamé. Mais ceux qui étaient là le savaient : ils étaient là pour assister au retour d’un des meilleurs groupes pop de l’histoire. Et ce groupe ne les a pas déçus, oh que non.

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