Yves Provencher/Métro Philippe Bond

Après 250 représentations de son premier one man show, dont une au Centre Bell, un Olivier de l’année, une animation de gala Juste Pour Rire, sans compter ses projets de radio et de télé, l’humoriste Philippe Bond est de retour avec un deuxième spectacle, judicieusement intitulé… Philippe Bond 2.

«À cette heure-là, d’habitude, ça sent la sieste: je suis dans mon lit et je ronfle!» nous lance Philippe Bond quand on le rencontre par un bel après-midi d’automne. Il faut dire qu’entre la radio à l’aube, les tournages pour la télé et les spectacles le soir, on grapille les heures de sommeil où on peut… «Ça fait cinq ans que je calcule les heures», révèle celui dont la fatigue n’altère néanmoins ni la bonne humeur ni la volubilité, et encore moins la hâte de retrouver la scène.

Son nouveau spectacle a beau s’appeler Philippe Bond 2, il ne s’agit pas d’une simple suite du premier. «Je ne suis pas Rocky, il n’y a pas de revanche, je n’ai pas perdu dans le premier! Ce n’est pas nécessaire de l’avoir vu pour apprécier le deuxième. Je me suis simplement dit: ‘‘Qui se souvient des titres?’’ Je sais que j’ai vu le premier show de Patrick Huard et son deuxième, mais je ne me rappelle pas comment il s’appelait!»

Celui qui s’est toujours défini comme un «raconteur d’anecdotes» ne déroge évidemment pas à ce style, mais changera néanmoins de registre. «Dans le premier show, je ne parlais que de ma famille, c’était la ligne directrice pour que les gens sachent d’où je venais. Ici, je parle de moi, de mes premières expériences. Mon premier numéro, par exemple, fait une rétrospective de ma première tournée. Ça commence avec des avertissements et des règlements pour assister à mon show. Je parle aussi de mes premiers spectacles en sortant des bars, de mes premières jobs avant de devenir humoriste, de mon pire show à vie… Je parle beaucoup aussi de mes amis, parce que j’ai les mêmes depuis 25 ans, on ne s’est jamais lâchés depuis le primaire. Ils ne sont pas tous forcément au courant de ce que je raconte sur eux et vont peut-être être un peu nerveux quand ils vont arriver dans la salle!»

«Mes plus beaux souvenirs des cinq dernières années: l’Olivier de l’année, que j’ai gagné à la fête des Mères, avec ma mère à côté de moi, et surtout le Centre Bell. Traverser la scène devant 6500 personnes, dire: ‘‘Bonsoir Centre Bell!’’ et entendre tout le monde gueuler, ça va rester gravé dans ma mémoire pour toujours.» – Philippe Bond

C’est que, si son premier spectacle avait un ton plutôt familial – sujet oblige –, le trentenaire promet quelques moments plus croustillants pour le second. «Le spectacle dure 1h20, sans entracte, et on l’a écrit très rapidement, Sylvain Larocque [script-éditeur] et moi, lance-t-il. Et on ne s’est pas censurés! Des fois, je lui demandais: ‘‘On met vraiment ça dans le show?’’ Et il répondait: ‘‘Oui, c’est toi, on ne fera pas semblant que tu es quelqu’un d’autre.’’ Le public va donc découvrir des côtés de moi qu’on ne connaissait pas.»

L’humoriste de 35 ans abordera notamment le sujet de son célibat, lui qui, à cause de son rythme de vie «complètement fou», n’a pas encore eu le temps de fonder une famille, contrairement à ses amis. «Mais je compte bien y remédier; je vais ralentir dans un avenir très proche!»

Avant ce ralentissement annoncé, Bond sera de nouveau au petit écran en 2015 pour un projet à TVA dont il doit encore taire les détails, mais qui a fait du bruit cette semaine en raison du départ houleux de V de celui qui y animait le jeu Allume-moi. Une décision qu’assume l’humoriste. «Moi, je suis travailleur autonome, expose-t-il. J’ai fait ce que j’avais à faire avec V; mais en tant que travailleur autonome, quand TVA a cogné à ma porte avec un projet qui me tenait à cœur et en me proposant de m’impliquer dans la création, j’ai sauté sur l’occasion!»

Il va devoir attendre encore un peu, le repos…

Philippe Bond 2
Au Théâtre St-Denis
Du 22 au 25 octobre

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