Collaboration spéciale Le groupe Rome Romeo

Les anciens membres du groupe punk-rock Fifth Hour Hero empruntent une voie musicale différente avec leur nouveau groupe, Rome Romeo. «J’ai l’impression que ça fait trois ans que je suis enceinte!» rigole Geneviève Tremblay au bout du fil. Après un premier EP éponyme paru durant l’été 2009 et un vinyle lancé en février dernier, le groupe Rome Romeo est maintenant prêt à faire ses débuts officiels sur la scène montréalaise.

«On avait commencé le projet avec deux autres personnes, rappelle la chanteuse à la voix impressionnante. Le premier EP n’était pas censé être enregistré en vinyle; c’était plutôt un démo qu’on avait fait nous-mêmes, et notre ami David [Gagnon], qui a parti Machette Records, a aimé ce qu’on faisait et on a embarqué dans son projet… Mais à ce moment-là, je crois que le fruit n’était pas encore mûr. On était encore en train d’expérimenter.»

Il faut dire qu’avant de se diriger vers un style plus indie-rock et pop, les membres fondateurs de Rome Romeo, Geneviève Tremblay et Olivier Maguire, faisaient partie du groupe punk-rock Fifth Hour Hero. Nouveau nom, nouvelle aventure : les deux musiciens se sont finalement adjoint les services de Patrick-Paul Michon (anciennement de la formation Dirty Tricks) et de Pascal Turcotte et effectué un virage dans leur style musical.

«On a quand même été pendant 10 ans avec Fifth Hour Hero, on a fait beaucoup de route, et je pense qu’il y avait une date d’expiration sur ce projet, affirme Geneviève Tremblay. On était rendus là. Quand on a déménagé à Montréal, Olivier et moi, on avait envie de faire quelque chose de nouveau. On avait fait le tour du punk-rock, qui est un genre assez limité, disons!»

La jeune femme, qui ne souhaite pas que les projecteurs soient braqués sur elle en tant que «la fille du groupe» simplement parce qu’elle en est la chanteuse, signe la plupart des textes, mais les quatre comparses ont tout de même tous leur mot à dire dans la composition des pièces. «C’est sûr qu’on compose un peu différemment, admet Geneviève. Il a fallu qu’on se débarrasse de nos vieux réflexes, ce ne sont pas les mêmes arrangements, les mêmes tempos, il a donc fallu un peu apprivoiser tout ça. Mais du côté des textes, ça n’a pas vraiment changé. Les mots, ça reste pareil, c’est l’ambiance autour qui se modifie.»

Et comme c’était son habitude, la francophone continue à chanter dans la langue de Shakespeare. «La langue, ça devient un instrument quand tu composes, explique-t-elle. L’anglais, c’est vraiment plus pour le style. En français, pour moi, c’est comme si la rythmique ne fonctionnait pas. Et bien sûr, c’est plus facile pour explorer la scène internationale. On ne veut pas rester seulement au Québec, on veut aller partout.» La chanteuse souligne par ailleurs que la question linguistique ne se pose qu’à l’intérieur de la province. «Je peux comprendre le débat autour, mais on n’est pas un groupe à messages politiques, rappelle-t-elle. Pour moi, ce n’est pas un débat politique, c’est un choix musical.»

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