Les films séville Victor Andrés Trelles Turgeon tient le rôle-titre du film Henri Henri, aux côtés de Sophie Desmarais, notamment.

Mettre de la lumière dans la vie des gens. C’est le but premier d’Henri Henri, un cousin éloigné d’Amélie Poulain.

L’univers du conte est peu exploré dans le cinéma québécois, si ce n’est dans les œuvres de Kim Nguyen, d’André Forcier et de Luc Picard. Le réalisateur et scénariste Martin Talbot en a fait son dada dans ses précédents courts métrages et il
récidive avec son premier long métrage.

Dans l’ombre de tout le monde, Henri Henri (Victor Andrés Trelles Turgeon) prend soin des lampes et des luminaires, éclairant une route qui le met sur le chemin d’individus colorés aspirant au bonheur.

Derrière la noirceur des thèmes (solitude, Alzheimer, effets pervers de la mondialisation) se cache un héros candide qui croit en sa bonne étoile. «C’est un film sur l’espoir, sur la résilience, explique en souriant son cinéaste, rencontré dans un restaurant du quartier Saint-Henri. C’est un film sur le verre à moitié plein. Et moi, je suis comme ça dans la vie. Ça m’a fait du bien de me plonger dans l’écriture de cette histoire-là.»

«Quand j’étais jeune, j’étais très cynique. Mais en vieillissant, j’ai perdu le goût de l’être. C’est trop facile d’être cynique. Ça ne donne rien, et tu n’avances pas.» -Martin Talbot, à propos de l’esprit de son film

Un soin de tous les instants a été apporté à la forme visuelle et aux cadrages élaborés, rappelant au passage le travail de Wes Anderson et celui de Jean-Pierre Jeunet. «Si la lumière, c’est l’espoir, eh bien la couleur, c’est l’optimisme, note son créateur. Pour moi, ça va ensemble. Il y a dans mon film un un esthétisme des années 1960, une époque où les gens avaient encore espoir de créer un monde meilleur.»

La nostalgie ne se fait pourtant jamais sentir dans le film. Au contraire, le passé fait souffrir les personnages, qui préfèrent se tourner vers le présent et l’avenir. C’est plutôt le ton naïf et ludique qu’on remarque d’emblée.

«Dans les festivals, les gens me disaient que c’était un film trop gentil, se rappelle le metteur en scène. J’ai voulu faire un film sur l’espoir, avec une fin positive. J’aurais eu beaucoup plus d’adeptes si mon film s’était mal terminé. Mais une fable qui finit mal, c’est un peu triste.»

Regarder la lumière
Habitué aux personnages tourmentés (Le torrent, Pour l’amour de Dieu), c’est avec volupté que Victor Andrés Trelles Turgeon s’est glissé dans la peau d’Henri Henri, un être attachant qui fait fi de son destin sombre pour embrasser des jours meilleurs.

«C’est une des raisons pour lesquelles je voulais le faire, confie l’interprète en entrevue. On a fait le tour des films ténébreux où on se gratte le bobo. Il y a beaucoup de moments ratés dans notre collectivité, et des rendez-vous manqués qui créent un drame collectif pour tout le monde. Mais je crois qu’on a aussi besoin de retrouver les moments d’espoir, les moments joyeux et lumineux de notre vie.»

Henri Henri
En salle dès vendredi

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