Cette semaine, on craque pour… Tanya Tagaq, Oh Lord!, Begin Again, La grande noirceur, E-Team, Lumières d’Afrique et Hippocrate à Cinemania.

1. Tanya Tagaq au Centre phi
Sur disque, la gagnante du prix Polaris, Tanya Tagaq, déstabilise, fascine, puis séduit peu à peu avec ses chants de gorge aux accents viscéraux, primaux, même orgasmiques. Sans paroles, elle crée des émotions au plus profond de nous-mêmes. Mais sur scène? C’est encore plus renversant. À ses pièces hypnotiques s’ajoutent son regard profond, ses mouvements imprévisibles, son énergie féminine et quasi animale, sa présence forte et poignante. Une expérience en soi qu’il ne faut absolument pas manquer au Centre phi demain soir à 20h. (Jessica Émond-Ferrat)

2. Oh Lord!
Un gang qui déconne. C’est l’impression que donnent Simon Lacroix, Sonia Cordeau et Raphaëlle Lalande, du projet Bocal, dans Oh Lord, présenté jusqu’au 28 novembre à la Petite Licorne. Ils déconnent avec créativité, esthétisme et surtout beaucoup d’humour et d’esprit. Et le résultat est très drôle. À coups de danse en ligne, de hibou parlant et de «jus de calèche», la vingtaine de sketchs nous transportent dans un monde folklorique absurde où le présent et le passé réinventé du Québec se confondent. (Roxane Léouzon)

3. Begin Again
On croyait avoir affaire à une comédie romantique hollywoodienne prévisible. Mais le charmant film concocté par le créateur de Once, qui suit une chanteuse larguée par son copain et un producteur déchu qui décident d’enregistrer un album dans les rues de New York, est plus surprenant qu’on aurait pu le croire et évite les sentiers trop battus. Keira Knightley est adorable (et a une très jolie voix), et Mark Ruffalo offre comme toujours une interprétation nuancée d’un personnage imparfait auquel on s’attache fort. Présentement en DVD. (Jessica Émond-Ferrat)

4. La grande noirceur
Après les années 1990 et l’Ordre du temple solaire dans Lovapocalypse, Philippe Girard nous transporte, avec cette nouvelle BD parue aux éditions Mécanique générale dans le Québec de 1939, sous le joug de l’Église, où vit Anna, une immigrante italienne qui tombe amoureuse d’un homme dans le coma à qui elle fait la lecture. Le souci du détail dans les dessins, la structure dynamique de l’histoire, la reconstitution sensible d’une époque xénophobe et ultrareligieuse en font une réussite. (Jessica Émond-Ferrat)

5. E-Team
Qui sont ces personnes qui rédigent des rapports sur les atrocités commises sur la planète? Dans ce documentaire de Netflix – le site internet de vidéo à la demande –, les réalisateurs Katy Chevigny et Ross Kauffman suivent des membres de l’E-Team (comprendre Emergency-Team, soit équipe d’urgence) de l’ONG Human Rights Watch, qui enquêtent en Syrie et en Libye. Imparfait, E-Team nous éclaire toutefois sur le dévouement d’activistes qui risquent leur vie pour alerter le monde sur les crimes de guerre.(Baptiste Barbe)

6. Lumières d’Afrique
le quotidien d’Africains aux luttes diverses, accompagnés de magnifiques photos, Lumières d’Afrique, de la journaliste Sophie Langlois et du photographe Normand Blouin, émeut. C’est un bouquin qui raconte avec sensibilité et finesse des réalités parfois dures – comme le viol ou le fait de vivre à même un dépotoir –, à travers des personnages réels qui gardent souvent le sourire et l’espoir. On aime aussi la possibilité d’ouvrir une fenêtre sur les dessous de la vie d’une correspondante de Radio-Canada à l’étranger. (Andréanne Chevalier)

7. Hippocrate à Cinemania
Dix chambres à couvrir, dix-huit patients sous sa responsabilité, un uniforme d’hôpital de deux tailles trop grand, et voilà, Guillaume est prêt pour son stage de résidence. Certes, le fait que le patron de son unité est son père risque de s’avérer irritant. Mais pas autant que l’arrivée de cet autre apprenti-médecin qui a déjà acquis une solide expérience dans son Algérie natale et qui se révèle nettement plus compétent que lui… Avec Hippocrate, le réalisateur et scénariste français Thomas Lilti signe une œuvre – de fiction – qui nous plonge dans le quotidien de ces résidents aux prises avec des dilemmes éthiques aussi immenses que leurs conditions de travail peuvent être médiocres. Au générique, on trouve Vincent Lacoste (le grand des Beaux gosses), Jacques Gamblin et l’esprit du docteur préféré de tous. Non, pas Maman. House. À voir aujourd’hui à Cinemania à 15h et lundi à 19h à l’Impérial. (Natalia Wysocka)

On se désole pour…

Les chats stars… et  leurs maîtres
Avant d’entendre parler de la sortie imminente de Grumpy-Cat-le-film, on ne connaissait pas Grumpy-Cat-tout-court. «QUOIII?!?!!» se sont exclamés les collègues avant de s’empresser de nous expliquer. Après coup, on s’est dit que ce n’était peut-être pas nécessaire… Si vous êtes comme nous, voici un résumé de la chose: il y a deux ans, un type a mis en ligne des photos du chat de sa sœur (original). Sauf que, comme la bête est atteinte d’une malformation, ses yeux sont plissés et elle semble toujours fâchée. Ça aurait pu rester anecdotique. Sauf qu’on a fait de la chatte une star. Elle s’est retrouvée à la une de grands journaux, dans des livres et bientôt, dans un téléfilm. De Noël. Y a-t-il d’autres fascinants phénomènes de la sorte qui manquent à notre culture? (Natalia Wysocka)

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