RIDM Image tirée de Citizenfour

Dans un hôtel de Hong Kong, un jeune homme se confie aux journalistes britanniques Glenn Greenwald et Ewen MacAskill tandis que la réalisatrice américaine Laura Poitras capte le tout. Le jeune homme en question porte un t-shirt blanc, est couché dans un lit blanc et a la tête appuyée contre un oreiller blanc.

«Désolé, mais je ne sais pas qui vous êtes», lance MacAskill, reporter du Guardian. «Oh! Mon nom est Edward Snowden…»

On se dit presque: «Ben voyons qu’il ne le connaît pas!» Puis, on se rappelle qu’on est au début de juin 2013 et que personne ne sait encore qui est ce type à lunettes qui se fait appeler Ed, qui se cache sous sa «cape magique» pour entrer des mots de passe dans son ordi et qui s’apprête à mettre la planète sens dessus dessous.

Tourné pendant les huit jours durant lesquels «Ed» passe d’inconnu à homme recherché, acclamé, adulé et honni mondialement, Citizenfour est une fascinante pièce de cinéma documentaire. Et de résistance.

«Je ne fais que mon devoir de citoyen», se défend Snowden quand on lui parle de la divulgation d’informations secrètes dont il est l’auteur. Peut-être que le nôtre, de devoir, est d’aller voir ce film?

Présenté au Théâtre Hall jeudi soir à 20h30.

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