Benjamin Chelly Véronique Ovaldé

«Je veux être écrivain depuis que je suis gamine», lance Véronique Ovaldé, auteure Des vies d’oiseaux, finaliste pour les prix Goncourt et Fémina 2011. J’ai toujours beaucoup écrit, car j’étais convaincue que le seul moyen d’arriver à quelque chose de publiable, c’était de m’entraîner», confie-t-elle lors de son passage dans la Belle Province.

Et même si elle n’est pas née dans un milieu qui lui aurait facilité les choses pour atteindre son but, le domaine des livres, elle connaît. «Je suis entrée par la petite porte dans le monde de l’édition. J’ai commencé par la fabrication, puis je suis devenue correctrice, puis maquettiste. En 20 ans, j’ai touché à tous les métiers du livre», raconte la captivante auteure.

Véronique Ovaldé l’avoue, elle a toujours eu plusieurs vies en plus de l’écriture. Maman de trois enfants, elle partage son temps entre sa famille, son métier d’écrivain et celui d’éditrice. «J’ai toujours travaillé à côté de l’écriture, je trouvais ça plus sain. Si je n’avais que l’écriture, ça m’obligerait à fournir plus, à penser aux critiques, et je ne veux pas tomber là-dedans parce que c’est pernicieux», explique-t-elle.

Depuis Ce que je sais de Vera Candida, gagnant, entre autres, du Prix Renaudot des lycéens 2009 et du Grand Prix des lectrices de Elle 2010, la renommée de l’auteur n’est plus à faire, même hors de France. «Je mesure mal l’ampleur de ma réputation, mais en tout cas, c’est très agréable d’être à l’étranger et de rencontrer des lecteurs qui ont d’autres types de lecture, souligne Véronique Ovaldé. Lorsque nous lisons, nous le faisons avec notre bagage personnel, mais aussi avec notre culture. Je trouve ça intéressant, les nuances qu’il peut y avoir. Ce sont des visions différentes, mais enrichissantes.»

Comme tout auteur, Véronique Ovaldé s’inspire de tout ce qu’elle croise sur son chemin, ou dans ses lectures. «Tout est nourriture! s’exclame-t-elle. Je revendique le fait d’être influencée par tout ce que je lis. Et comme je lis des romans qui ne rentrent pas dans des petites cases, je crois que je me sens à l’aise de transgresser des frontières.»

De fait, des frontières, elle en transgresse, pour notre plus grand plaisir de lecteur, dans Des vies d’oiseaux. Avec un style qui lui est propre, elle mêle fiction et réalité pour sonder les relations qui unissent les hommes et les femmes, mais en déposant la question de la liberté au cœur même de l’amour, sans se soucier d’où on vient ni d’où la vie nous mène. «C’est toujours agréable de ne pas être dans les dogmes d’une société ultra “normée”. D’être différente, tout simplement.»

Des vies d’oiseaux
Éditions de l’Olivier
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