AFP Relaxnews House of Cards, avec Kevin Spacey et Robin Wright.

Les Underwood font leur retour dès vendredi, cette fois sur la plus haute marche du pouvoir, pour une saison 3 très attendue de la série culte signée Netflix.

«Le vrai courage, c’est de tenir tout de front quand les enjeux sont si importants», assène Frank Underwood, joué par Kevin Spacey, dans une des bandes-annonces savamment distillées depuis des semaines pour annoncer la sortie de la saison 3 vendredi.

Comme il l’avait fait en pionnier pour les deux précédents opus, le site de vidéos en ligne publiera vendredi en une seule fois les 13 épisodes de la saison, permettant aux millions de fans (Netflix ne donne jamais de chiffres d’audience) de tous les regarder à la suite s’ils le souhaitent.

Les spectateurs ont laissé Frank Underwood à la fin de la saison 2, alors qu’il parvient à ses fins en accédant à la présidence des Etats-Unis, conquise au prix des plus basses manoeuvres et des plus horribles crimes.

De la saison 3 de ce thriller politique, on ne peut deviner que ce que les bandes-annonces ou les messages Twitter de @houseofcards, laissent transparaître.

«Le président Underwood se bat pour perpétuer son héritage», en l’occurrence sa réélection, annonce ainsi un trailer. Son épouse Claire (Robin Wright) «veut plus que le rôle de Première Dame. La plus grande menace à laquelle ils ont à faire face est de s’affronter l’un l’autre», ajoute le sous-titre.

Selon les images sélectionnées, le mariage des deux Machiavel a l’air de battre de l’aile, au coeur des tourmentes politico-diplomatiques que le nouveau président aura à gérer, avec sans doute force manipulations et cynisme.

Les méchants acclamés

«Chaque fois que vous croyez qu’il atteint le sommet de l’ignominie, il se dépasse lui-même, et c’est formidable à voir», déclare à l’AFP Robert Thompson, professeur de télévision et de culture populaire à l’université de Syracuse et fan de la série.

«Auparavant, les héros de séries étaient des gentils policiers et des médecins efficaces. Depuis 15-20 ans, les plus acclamées ont pour héros les vraiment très méchants», ajoute-t-il, en citant notamment Tony Soprano des Soprano ou Walter White de Breaking Bad. «Et nous adorons ces méchants-là», s’amuse-t-il.

Le 11 février dernier, les plus rapides des internautes ont pu, pendant une demi-heure à peine, avoir un bref aperçu de la saison 3, dont dix épisodes ont été postés apparemment par erreur.

«Problème technique», a plaidé Netflix, avant de publier avec humour un tweet ironisant sur le fait que «c’est Washington, il y a toujours des fuites».

L’incident a immédiatement enflammé les réseaux sociaux tant la série est attendue, forte de ses quatre Emmys (dont trois pour sa première saison) et deux Golden Globes. Elle vient même de faire l’objet de House of Bricks (La maison en briques), une parodie avec les personnages en peluche de Sesame Street.

Tirée d’une série britannique du même nom, HOC avait signé l’entrée de Netflix dans le monde de la production de contenus.

La question est maintenant de savoir si la série, dont un quatrième opus n’a pas été annoncé, peut résister à «l’usure du scénario», comme l’écrit le Hollywood Reporter.

«Ce genre de série très racée, avec des personnages haut de gamme, ne peut pas continuer sans fin, reconnaît Robert Thompson. Elles ont besoin d’avoir un début, un milieu et une fin.»

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