le pigeon Des textes de Milk & Bone se dégage une soif de liberté et de sensualité décomplexée que Camille Poliquin et Laurence Lafond-Beaulne assument complètement. «Ça adonne qu’on est comme ça dans la vie, et ce n’est pas vrai qu’on allait se censurer, lance Camille. Des filles vont peut-être se reconnaître là-dedans, par rapport aux chansons qui parlent juste de “Je l’aime tellement, il est tellement beau.” Nous aussi, on peut avoir juste envie de s’amuser!»

Milk & Bone, duo électro-pop féminin montréalais qui fait fureur sur le web depuis l’été dernier, lance enfin son premier album, Little Mourning.

Vous vous souvenez de ces deux voix féminines qu’on pouvait entendre sur la pièce Known by Sight, de Misteur Valaire? De ces chœurs aériens sur les albums de David Giguère? C’est au fil de leurs expériences en tant que choristes et musiciennes de studio et de tournée que Camille Poliquin et Laurence Lafond-Beaulne, qui se sont d’abord rencontrées au cours de leurs études au Cégep Saint-Laurent, ont noué une solide amitié, qui transparaît dès qu’elles sont l’une près de l’autre, et une grande complicité musicale.

«On a su dès qu’on a commencé à travailler avec David Giguère qu’on avait une facilité à composer des back vocals, à faire en sorte que notre mélange de voix fonctionne», se souvient Camille. «Et pour le refrain de Known by Sight de Misteur Valaire, c’est nous qui avions composé la mélodie du refrain, et on a bien vu que c’était facile, que nos idées se complétaient et qu’on allait dans la même direction sans se poser de questions, ajoute Laurence. Le reste a suivi de façon naturelle.»

On pourrait presque dire qu’avec Milk & Bone, les deux jeunes femmes ne font qu’une, puisqu’elles font tout ensemble, de l’écriture des textes – en anglais – à la composition, jusqu’aux harmonies vocales où leurs timbres de voix, pourtant différents, se confondent en un tout indissociable. «Il y a même des tounes sur lesquelles on ne sait plus nous-mêmes laquelle des deux chante quoi», avoue Laurence.

«On a pensé juste à nous, à ce qu’on avait envie de faire. Comme deux meilleures amies qui font de la musique à leur goût. Et ça adonne que ça fonctionne, c’est le rêve!» – Camille Poliquin, qui cite Purity Ring et Beach House parmi les influences de Milk & Bone: «Des trucs super pop, mais intègres.»

Milk & Bone compte toutefois aussi un troisième complice en coulisse: le réalisateur Gabriel Gagnon, qui a beaucoup participé aux arrangements, font valoir les filles. «On l’a rencontré par l’intermédiaire de David Giguère, et il est devenu un de nos meilleurs amis», raconte Laurence. «On avait envie de travailler avec un ami, d’avoir du fun, ajoute Camille. Et Gabriel fait super bien sa job, et on savait que ses influences étaient complémentaires aux nôtres.»

Le résultat, on le sait déjà, a de quoi plaire, puisque les premiers extraits du duo, New York et Coconut Water, ont fait fureur jusqu’aux États-Unis grâce à la magie du web, l’été dernier. Résultat: un gros stress de moins sur les épaules des deux copines à l’approche de leur lancement. «Les gens qui aiment déjà le projet l’aiment beaucoup», se réjouit Laurence. «Et l’album n’est pas encore sorti qu’on parle déjà à des gens à l’extérieur du Québec pour développer à l’étranger, aller faire des shows ailleurs, complète Camille, rappelant qu’après le lancement, Milk & Bone prendra la direction de South by Southwest avant d’entamer sa tournée avec Ariane Moffatt. Donc, on est déjà rendues à l’étape suivante!» Et notre petit doigt nous dit qu’on n’a pas fini d’entendre parler des deux inséparables…

Milk & Bone Little MourningLittle Mourning
En magasin dès mardi
Lancement au Centre phi mardi à 18h

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