Josie Desmarais Raury

Le jeune (19 ans!) Raury s’est fait attendre plus d’une dizaine de minutes sur la scène Verte, à cause de ce qui semblait être un mélange de problèmes techniques et d’équipe pas prête.

Arrivé en sautant et en courant sur scène, vêtu d’une salopette de jeans sans chandail et d’un chapeau pâle qui lui donnait un look fermier, l’Américain de la Géorgie qui fait dans le hip-hop/soul a invité le public, à plusieurs reprises, à «entrer dans son monde».

«Do you trust me Osheaga?»

Raury, lui, semblait se faire confiance. Beaucoup, beaucoup de volonté dans sa performance et son attitude; et un discours et des chansons à message. Dans Devil’s Whisper, qu’il a introduite en mentionnant que «on a le choix, faire de la musique pour la culture ou pour l’argent», il appelle à fuir et se cacher du diable. Un peu plus tard, c’est pour une autre chanson qu’il dit: «Le temps est trop sérieux pour faire de la musique à propos de bullsh*t», dédiant Fly aux personnes assassinées par erreur.

Les instruments, pas très bien balancés, enterraient souvent la voix. Dans Cigarette Song, c’était même particulièrement dérangeant; le clavier, au lieu de servir la chanson, avait l’air de lui faire compétition.

Le contretemps du début de spectacle a un peu gâché la fin de la performance, alors que le spectacle sur la scène voisine a débuté quand Raury n’avait pas fini le sien, ce qui n’aurait pas dû se produire. Dans la cacophonie, plusieurs spectateurs sont partis avant la fin de God’s Whisper.

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