Romy Quenneville-Girard / TC Media Joanie Roussel, Vincent Roberge et Joey Robin Haché félicitent la lauréate Caroline Savoie.

Granby a eu droit à une grande finale pour sa 47e édition et sans trop de surprise, c’est l’Acadienne Caroline Savoie qui a remporté les grands honneurs. La jeune auteure-compositrice-interprète quitte Granby avec neuf prix dans ses bagages.

Depuis sa performance à la toute fin des demi-finales, on savait que Caroline Savoie était à Granby pour gagner. Découverte sur le plateau de «The Voice» à Paris, la native de Dieppe pourra compter sur une bourse de 10 000$ et un soutien au développement de sa carrière de 25 000$.

Elle s’apprête d’ailleurs à enregistrer un premier album à New York avec un producteur ayant collaboré avec Norah Jones, a-t-on appris. Si tout se passe bien, elle devrait entrer en studio en octobre et l’album devrait paraître au début de l’année 2016.

«Je ne m’attendais jamais à gagner. Je suis venue à Granby pour faire des rencontres. Les ateliers m’ont donné une claque dans la face pour me dire que l’industrie, ce ne sera jamais facile», a commenté Caroline, qui peinait à contenir ses larmes tellement sa nomination l’a émue.

Le Palace a vécu pour une deuxième fois en deux semaines l’effet Caroline Savoie. La comparaison est réductrice et on s’en excuse, mais on a l’impression de voir Lisa Leblanc dans une robe à fleurs. Douce et touchante, mais avec un lion dans la gorge, Caroline a la puissance de toutes les interprètes, mais avec la finesse d’une grande auteure-compositrice.

Dès les premières notes, le public l’adopte et ses interventions aussi drôles qu’authentiques ne font que raffermir ce lien d’affection. La finale de «Y’en aura», un trémolo dans la voix et les yeux mouillés, demeurera un des plus beaux moments du Festival international de la chanson de Granby (FICG).

«Cette chanson-là est toujours très émotionnelle. Ce soir, Martin (son amoureux pour qui elle a écrit la chanson) était dans la salle. Il a toujours été mon terre-à-terre», a-t-elle confié.

Joey et Joanie
On peut dire sans trop se tromper que cette finale a été dominée par les représentants du Nouveau-Brunswick. Joey Robin Haché a lui aussi très bien fait. Sa pop ultra-efficace a touché le public et le grand jury. Il quitte Granby avec une invitation au festival Edmonton chante et à la tournée du ROSEQ.

Entre les deux, l’interprète Joanie Roussel s’est immiscée dans la compétition avec une prestation sans faille. L’artiste a bien mérité son ovation spontanée de la part du public. Elle a reçu quatre prix, dont la bourse Étoile Stingray de 3 000$.

«J’avais déjà gagné mon festival en faisant la finale», a-t-elle d’abord tenu à souligner.

Après avoir douté de sa place dans le milieu de la chanson, la jeune femme voit son passage à Granby comme une confirmation qu’elle y a droit.

«C’est une confirmation et ce qui me le confirme encore plus, c’est que les gens se sont levés. On me disait que le public était difficile à Granby et j’ai eu deux standings. Ça me dit que je suis à ma place ici sur mon X», partage Joanie, en référence aux indicateurs de position sur la scène.

Vincent Roberge chez Cabrel
Vincent Roberge a été le premier des quatre à s’exécuter lors des demi-finales et c’est lui qui a eu le fardeau de briser la glace vendredi soir. Après sa sélection en finale, il n’avait qu’un souhait: «ne pas faire un cover de (sa) demi-finale». Mission accomplie. On a senti une nette amélioration dans le contrôle de la voix. On l’a senti plus posé, plus confiant.

Reste que le répertoire demeure le même et, au final, il n’y a toujours qu’une seule chanson aboutie sur trois. Une seule, mais quelle chanson! «En d’dans novembre» est le morceau qu’on a entendu de mieux dans nos oreilles dans cette dizaine.

Musicien hors norme à un si jeune âge, il ne manque qu’à peaufiner le texte. On lui souhaite de conserver ce goût du surréalisme. Sa façon de ciseler les mots et les phrases rappelle vaguement Bashung et on adore. Il y a quand même plus de chance qu’on le voie au Festival de Jazz qu’aux Francofolies…

Il quitte le FICG avec un seul prix en poche, mais pas n’importe lequel: une invitation aux Rencontres de la chanson d’Astaffort. Une résidence d’écriture chez nul autre que le grand Francis Cabrel.

Distribution des prix:

Caroline Savoie
Prix du public Yves-Gagnon
Prix SOCAN pour la chanson <I>Y’en aura<I>
Coup de cœur Franco-fête de Toronto
Coup de cœur Festival de Tadoussac
Prix Francofolies de Montréal
Prix Festival d’été de Québec
Prix Artisti
Prix de la presse Jacques-Cossette

Joey Robin Haché
Prix Edmonton chante
Prix ROSEQ

Joanie Roussel
Prix Réseau Centre
Coup de cœur Radarts
Prix Réseau Ontario
Prix Étoile Stingray

Vincent Roberge
Prix LOJIQ – Voix du Sud

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