Steve Webster Emilie-Claire Barlow sera en spectacle à l’Upstairs le 15 novembre.

L’existence de la chanteuse de jazz Emilie-Claire Barlow a été complètement bouleversée ces dernières années, et cela s’entend sur son dernier album Clear Day.

La Torontoise vient d’ailleurs de s’acheter un condo à Mont­réal et c’est dans ce cocon qu’on la retrouve pour parler de son 10e disque. Comme son titre l’indique, Clear Day évoque des jours nouveaux, et ceux-ci ont commencé en 2011, lorsque la musicienne s’est embarquée sur un brise-glace vers le Nunavut.

«L’atmosphère était vraiment exquise, se rappelle celle qui s’est fait un nom avec The Very Thought of You et Seule ce soir. Il y a eu un moment où je me suis dit que tout était possible et que j’allais changer la direction de ma vie.» Ce qu’elle fit en quittant une relation importante et en nouant des liens professionnels et intimes avec Steve Webster, qui l’a assistée tout au long de ce nouveau voyage.

«Ce disque marque une rupture avec les précédents. Il y aura un avant et un après. Il est très différent de tout ce que j’ai pu faire jusqu’à maintenant. C’est l’album de la renaissance.» -Emilie-Claire Barlow

La première étape de ce périple pas comme les autres a été de trouver les points d’ancrage, les émotions qui allaient guider l’histoire. «Clear Day est comme la trame sonore de ma vie, raconte la trentenaire, en développant sur cet opus qui débute comme un film d’Hayao Miyazaki. Une chanson parle de ce moment où il y avait un manque dans ma vie, et une autre, où je devais absolument prendre une décision et changer quelque chose.» De quoi vouloir écouter ce disque concept en suivant l’ordre des pièces pour constater l’ampleur et la cohésion de l’odyssée.

Mélange de genres: s’approprier l’essence

Une fois les sentiments identifiés, il fallait déterminer les morceaux qui correspondent le mieux à cet état d’esprit. Emilie-Claire Barlow n’a pas hésité à puiser au sein de répertoires musicaux de différents genres et époques, mélangeant allègrement Ella Fitzgerald, les Beatles, Diane Tell et Brad Meldhau. On trouve par ailleurs parmi ses collaborateurs le réputé John Metcalfe, qui fignole les arrangements de Fix You de Coldplay et Under Pressure de Queen et David Bowie.

Le tout est bercé par le Metropole Orkest, une formation néerlandaise de 70 musiciens qui donne un souffle majestueux à l’ensemble et qui a obligé la chanteuse à jouer de subtilité afin de mettre à sa main ces reprises. «C’est mon processus créatif, confie-t-elle. Je ne suis pas compositrice, mais il y a beaucoup de composition sur cet album. Nous avons changé l’harmonie, nous avons écrit beaucoup de mélodies.»

Le public pourra entendre le fruit de son travail au cours d’une série de spectacles qui sont prévus dans les prochains mois. «C’est une chose que j’aime beaucoup à Montréal et au Québec : les gens sont ouverts pour écouter et pour recevoir tous les styles de musique, se réjouit la musicienne. Ce n’est pas partout comme ça…»

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Clear Day
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