Yves Provencher/Métro Tristan Malavoy

Tristan Malavoy vient tout juste de sortir son deuxième album, Les Éléments, et sera des FrancoFolies dimanche.

Il est auteur, compositeur, interprète, poète, parolier et chroniqueur littéraire. L’univers de Tristan Malavoy est rempli de mots. Des mots justes, des mots durs, des mots forts ou des mots doux. Qu’importe! Tant qu’il y a les mots! «Écrire de la poésie, de la fiction ou des chansons est une liberté terrorisante, mais c’est une ivresse qui me plaît beaucoup. Le territoire est vierge et c’est à nous de créer quelque chose», confie-t-il.

Dans son dernier album, en plus de laisser libre cours à sa plume, Tristan Malavoy s’est risqué à mettre en chanson deux poèmes de Roland Giguère. «J’ai beaucoup écouté le projet musical 12 hommes rapaillés. L’habileté avec laquelle Gilles Bélanger a mis en musique les poèmes de Gaston Miron m’a grandement inspiré. C’est une poésie assez riche, assez dense. On pourrait croire que c’est difficile d’en faire de la chanson mais, lui, il a réussi», dit-il. Il a donc tenté le coup lui aussi en nous offrant la pièce Voyons Voir.

Le fils de la députée Marie Malavoy se défend d’écrire des protest songs, mais ses chansons sont toutefois le témoignage d’une époque en plein chambardement. «Dans la période d’écriture des Éléments, c’est venu clair très rapidement que je voulais parler de mon époque, de ce que je vois autour de moi, de ma société. Le Québec est en remise en question assez intense actuellement. Où est-ce qu’on veut aller dans le Québec de 2012? Comment on envisage la démocratie dans les prochaines années? »

Les Francos de Tristan

Tristan Malavoy en sera à sa 3e partici-pation aux FrancoFolies de Montréal. «C’est un feu roulant. Les scènes extérieures, ça roule. Faut tout livrer tout de suite. Il y a un rapport qui doit se nouer avec le public dès le début. Le défi est là. J’adore ça!» confie-t-il.

Ses chansons offrent beaucoup de moments d’intimité, ce qui le pousse à retravailler certaines pièces pour s’adapter au spectacle extérieur. «On travaille les grooves et on étire la fin de certaines chansons», explique-t-il.

Pour cette édition des Francos, il nous promet un tour de montgolfière. «On va voler, frôler le ciel! On va regarder ce qui se passe dans le monde aujourd’hui. On va se questionner un peu sur la difficulté de réinventer l’espace citoyen, mais aussi l’espace amoureux.»

Il sera accompagné sur scène de l’auteure-compositrice-interprète Amylie, qui a collaboré à son dernier album et qui fait elle-même carrière en solo. Ils se sont rencontrés il y a quelques années, lorsqu’il cherchait une voix féminine pour assurer en concert les parties chantées par Stéphanie Lapointe sur son premier album. « On s’est entendu humainement et vocalement. C’est un bonheur de travailler avec elle. C’est une histoire qui dure. Elle a une voix soul qui me complète bien.»

Poètes québécois
Tristan Malavoy suggère: Roland Giguère, Paul-Marie Lapointe, Benoit Jutras, Jean-Simon Desrocher, Élaine Audet et Louise Warren

Tristan Malavoy
Sur la scène Desjardins
Dimanche à 17 h

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