Sébastien Raymond/Attraction «Séquelles est un thriller à deux niveaux, affirme son auteure, Johanne Seymour. Il y a l’enquête externe, qui concerne les meurtres, et l’enquête interne qui concerne Kate – Céline Bonnier (photo) – et son passé.»

La nouvelle production originale de Séries +, Séquelles, adaptée du roman Le cri du cerf, de Johanne Seymour, réunit une équipe cinq étoiles sous la direction du cinéaste Louis Bélanger, avec en tête Céline Bonnier dans le rôle d’une enquêteuse au passé trouble.

Séquelles s’ouvre sur une scène où on voit une fille qui nage, nue. Kate McDougall (Céline Bonnier) s’éveille en sursaut, dans son chalet des Cantons-de-l’Est. Était-ce un flash-back? Une prémonition? Quoi qu’il en soit, elle sort pour se changer les idées, plonge dans son lac, où elle fait la découverte macabre d’une fillette sans vie échouée sur la rive, la gorge tranchée. Le fait que le cadavre ait été laissé à cet endroit, faisant peser les soupçons sur Kate, semble d’abord ironique, parce que celle-ci, ancienne enquêteuse des crimes majeurs à Montréal qui a été rétrogradée en région et forcée de consulter une psychologue (Élise Guilbault), s’est souvent faite la protectrice des enfants. «Je ne pourrais jamais faire de mal à un enfant, même s’il me pointait un gun dans la face», dit-elle d’ailleurs à son collègue. Mais, on commence à s’en douter quand une seconde victime est découverte, le lien avec Kate n’est pas un hasard, et celle-ci devra affronter peu à peu les démons qui la rongent pour faire avancer l’enquête…

Céline Bonnier a été le premier choix des créateurs de la série. «Elle EST Kate», assure l’écrivaine et scénariste Johanne Seymour, qui est «revenue à ses premières amours», la télévision, en signant l’adaptation de son roman publié en 2005 Le cri du cerf, la première des cinq enquêtes de Kate McDougall. «Céline peut explorer les zones grises du personnage en gardant un fond d’humanité, en suscitant l’empathie chez le public malgré son caractère difficile, ajoute l’écrivaine. Elle a mis la barre haut pour ses partenaires de jeu.»

Le format de la minisérie – six épisodes d’une heure – a par ailleurs permis de réunir une équipe de choix aux emplois du temps chargés (Céline Bonnier sera d’ailleurs l’hiver prochain la tête d’affiche de L’heure bleue, la nouvelle série des auteurs de Yamaska).

Louis Bélanger (Gaz Bar Blues, Les mauvaises herbes, la deuxième saison d’En thérapie) a aussi fait appel à certains de ses acteurs fétiches (François Papineau en ancien collègue et amant de Kate; Alexis Martin en supérieur détestable qui a une dent contre elle; Danny Gilmore, qui joue le partenaire «anglophone» de Kate) et s’est réjoui d’avoir réussi à profier de la courte période des couleurs d’automne dans les Cantons-de-l’Est : «C’était l’fun de pouvoir sortir de Montréal, s’enthousiasme le réalisateur, qui dit ne pas avoir voulu donner un rythme effréné à Séquelles. Je suis un grand amateur de polars, et un thriller qui se passe dans les Cantons-de-l’Est, on n’a pas vu ça souvent à la télé, ni au cinéma en fait.»

L’avis de Métro

On aime…

  • La construction, qui nous tient en haleine. Les premiers épisodes présentent les différentes pièces du puzzle selon la formule éprouvée d’un whodunnit, et au terme des deux premiers épisodes, on n’a qu’une envie : connaître la suite!
  • La distribution. Séquelles compte sur une bande d’acteurs de talent qu’on adore voir jouer : Céline Bonnier, David Boutin, Danny Gilmore, Stéphane Crête, François Papineau… avec une mention spéciale à Alexis Martin, détestable à souhait.

On aime moins…

  • Certains clichés. La femme forte au passé trouble qui suit une thérapie contre son gré et refuse de s’ouvrir, on a vu ça souvent. Tout comme le personnage obsédé par son travail qui se perd dans l’alcool et le sexe sans lendemain. Mais on ne s’en formalisera pas trop, car, comme on l’a dit plus haut, la formule est diablement efficace.

Séquelles
À Séries + dès le 6 avril à 21 h (deux épisodes), puis les mercredis à 22 h

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