Cette semaine, on craque pour… Islands, The Seven Five, Le camion-théâtre de La Fille du laitier, Preacher… on confirme!, Princesses, La femme aux cartes postales et The Program.

1. Islands
Anciennement membre du groupe montréalais culte The Unicorns, Nick Thorburn n’est pas connu pour voir la vie en licornes et en arcs-en-ciel. Pas connu non plus pour faire les choses simplement. Avec ses Islands, le musicien a dernièrement lancé deux albums en simultané. Eh, pourquoi pas ? Tandis que Taste permet de goûter à des saveurs davantage électro-pop et preeeesque insouciantes, Should I Remain Here at Sea? ramène à l’ambiance du premier disque du band, Return to the Sea, en plongeant dans les amours douloureuses (quoi d’autre?). Mélodiste confirmé, parolier de talent, Nick reste quand même un des rares à pouvoir chanter «se sentir comme un arbre de Noël» (lire illuminé à l’extérieur, mais sombre en dedans), et sonner sérieux. Taste et Should I Remain Here at Sea? sont offerts sous étiquette Manqué Music. (Natalia Wysocka)

2. The Seven Five
Ce documentaire assez rocambolesque sur un poste de quartier de New York (le numéro 75, d’où le titre) infecté dans les années 1980 par des policiers complètement corrompus raconte déjà une histoire difficile à croire (mais vraie). Ce qu’il y a d’encore plus improbable avec ce film, c’est que les réalisateurs aient réussi à convaincre les protagonistes de témoigner devant la caméra, à visage découvert, incluant un ancien caïd de la drogue qui avoue, sourire en coin, avoir fait tuer des rivaux. Disponible sur Netflix. (Jeff Yates)

3. Le camion-théâtre de La Fille du laitier
L’automne dernier, Métro vous parlait du sympathique projet des comédiens de La fille du laitier, qui consiste à diffuser leur art dans les rues de ville à bord de leur camion-théâtre. Gardez l’œil ouvert, puisqu’ils présenteront cet été des spectacles dans plusieurs festivals et événements en plein air. Premier arrêt : le festival Saint-Ambroise Fringe. Jusqu’au 19 juin, quatre fois par jour, ils interpréteront leur création Caisse 606, dans laquelle deux caissières d’épicerie blasées s’évadent dans un monde imaginaire. Sur le boulevard Saint-Laurent, au coin de Rachel. (Roxane Léouzon)

4. Preacher… on confirme!
Le premier épisode de la série Preacher (basée sur les bandes dessinées cultes du même nom) nous avait donné espoir. Le deuxième a confirmé que l’œuvre de Garth Ennis sera respectée, même si plusieurs changements ont été faits. C’est divertissant, drôle, violent (vivement une bonne bagarre à la scie mécanique!) et tordu. Pour une rare fois, Game of Thrones n’est pas la série télé que nous attendons le plus le dimanche en soirée. À AMC le dimanche à 21 h. (Mathieu Horth Gagné)

5. Princesses
Qu’est-ce que l’idéal de beauté physique pour les femmes autochtones? Ressembler à Pocahontas? Pas vraiment – ou plutôt, vraiment pas…! La série documentaire Princesses, de la réalisatrice Angie-Pepper O’Bomsawin, décline en 13 épisodes la notion de beauté, les perceptions, les mythes et les réalités culturelles des femmes autochtones. C’est un regard exclusivement féminin, qui donne accès à des femmes intelligentes, réfléchies, fascinantes (et si belles aussi!) En anglais. Sur la chaîne APTN le mardi à 20 h. (Andréanne Chevalier)

6. La femme aux cartes postales
Dans les années 1950, une femme quitte sa Gaspésie natale pour devenir chanteuse de cabaret à Montréal. Au début des années 2000, un homme jadis adopté apprend qu’il avait un jumeau, mort dans l’effondrement du World Trade Center. Deux histoires que le scénariste Claude Paiement relie avec doigté, dans cette BD passionnante qui nous replonge dans l’univers jazz des années 1950. À ce chapitre, impossible de ne pas souligner le travail impeccable de Jean-Paul Eid, qui nous donne envie de nous attarder à chaque détail de ses magnifiques illustrations en noir et blanc. Aux éditions de la Pastèque. (Jessica Émond-Ferrat)

7. The Program
Le biopic de Stephen Frears n’est peut-être pas un grand film. Mais l’histoire de Lance Armstrong est telle qu’on ne se fatigue pas d’en revoir les détails. Basé sur le livre Seven Deadly Sins du reporter David Walsh, qui talonna le cycliste texan et s’attira son froid mépris de bully, ce récit évacue plusieurs choses : femme, enfants, fiançailles avec Sheryl Crow, qui apparaît pendant 38 secondes et demie, pour se concentrer sur le fameux programme de la triche. Les seringues pleines camouflées dans les chaussures, hep, les seringues vides jetées dans des canettes, hop, tandis que le héros venu sauver le sport (incarné par un crédible Ben Foster) répète devant son miroir, la mâchoire tendue et sur toutes les intonations possibles : «I have NEVER taken performance enhancing drugs.» Ce à quoi lui répond Leonard Cohen, au générique : «Everybody Knows…» Présentement en DVD. (Natalia Wysocka)

On se désole pour…

Train qui reprend Led Zeppelin
Aviez-vous besoin que des musiciens délavés (washed up?) réenregistrent un des meilleurs albums de tous les temps? Non? Nous non plus. Mais les gars de Train (les rois du «rock adulte» cuvée 2001, responsables entre autres de Drops of Jupiter…) étaient tellement convaincus du contraire qu’ils ont repiqué l’intégral de Led Zeppelin II. Une pâle et surtout paresseuse copie de l’original, interprétée avec pas d’feeling. Soyons clairs : nous ne sommes pas contre les reprises. Mais personne, depuis 1969, ne mourait d’envie d’entendre un groupe inoffensif comme Train jammer Heartbreaker. PERSONNE. (Maxime Huard)

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