Chantal Levesque/Métro Pierre Lapointe devant l’affiche de son spectacle, œuvre de la designer industrielle Matali Crasset

Son grand spectacle extérieur en l’honneur du 10e anniversaire de son album La forêt des mal-aimés s’est tenu il y a quelques jours à peine, mais déjà, Pierre Lapointe emploie à peaufiner un spectacle concept pour l’été prochain.

Depuis sa première participation aux FrancoFolies, en 2002, Pierre Lapointe a chanté à chaque édition, soulignait hier le grand manitou du festival, Laurent Saulnier, «parce que chaque année, il a des idées.» Et l’an prochain ne fera pas exception : le chanteur a annoncé hier que les 14 et 15 juin 2017, il foulera les planches de la Maison symphonique (où il avait offert les pièces de son Paris Tristesse l’été dernier) pour un concert intitulé Amours, délices et orgues – trois mots qui sont masculins au singulier et féminins au pluriel, a-t-il souligné.

«Ce sera un spectacle-événement, une création un peu dans la tradition de Pépiphonique ou de Mutantès», a-t-il décrit, précisant néanmoins qu’on serait ailleurs : «Dans Mutantès, je ne parlais pas du tout. Cette fois, ça sera bien
différent.»

Celui qui aime «mélanger les disciplines et foutre la merde entre les médiums en utilisant la chanson comme moteur» proposera donc un spectacle orgue et voix (avec l’organiste en résidence de l’OSM, Jean-Willy Kunz), et il s’est entouré du dramaturge Étienne Lepage pour les textes («C’est la première fois que je m’associe à un auteur de théâtre pour un spectacle, mais c’est aussi la première fois que je ressens une telle parenté d’esprit», souligne Lapointe), de Sophie Cadieux à la mise en scène et de la star du design industriel Matali Crasset pour signer la scénographie. Les chansons seront évidemment au centre du concert (de nouvelles chansons, qu’il a écrites en «nombre anormalement élevé» depuis novembre, mais aussi du répertoire international, des pièces qui l’ont marqué, «sans que ça tombe dans la complaisance», prévient l’artiste).

«Ça sera comme un show des années 1970 d’Yvon Deschamps, en version 2.0 intello design.» –Pierre Lapointe, décrivant Amours, délices et orgues comme se situant «entre le spectacle d’humour, le spectacle parlé et le spectacle chanté»

Mais le design occupera lui aussi une place centrale dans ce spectacle d’avant-garde : «On fait le chemin à l’envers. La scénographie est déjà très avancée, le reste l’est moins, dit Pierre Lapointe, qui a eu envie d’avoir un impact sur le design industriel montréalais, un domaine très vivant qui manque de moyens, et avec lequel il veut amener les gens à se familiariser, de la même manière qu’il portait les vêtements de ses designers préférés sur le plateau de La Voix afin de leur offrir de la visibilité.

«Mais ça reste un spectacle de chansons, ça reste concret, et je ne dérogerai pas à ça, je ne veux pas perdre les gens», précise-t-il. Il décrit néanmoins l’aventure comme un «saut dans le vide», rappelant que Mutantès avait été détesté par certains autant qu’il en avait ému d’autres aux larmes : «Ma plus grande peur, c’est de faire un show mièvre, qui ne suscite que des “Bof”…»

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