Josie Desmarais/Métro Nasri Atweh (en bas au centre), chanteur de Magic!, entouré de Ben Spivak, Mark Pellizzer et Alex Tanas

Le groupe canadien Magic! est de retour avec Primary Colours, un second album qui risque de le propulser de nouveau au sommet des palmarès.

Qui n’a pas entendu la chanson Rude, une pièce reggae et pop hyper accrocheuse qui s’est retrouvée numéro 1 dans plusieurs pays et qui a été téléchargée des millions de fois? C’est la carte de visite du quatuor torontois Magic!, qui a fait paraître en 2014 le disque Don’t Kill the Magic et qui est maintenant prêt pour la suite.

«On ne veut pas être connus pour seulement une chanson, confiait le chanteur Nasri lors d’une visite à Montréal en mai dernier. En même temps, si ça peut amener des gens à nos spectacles, on va les gagner par notre énergie sur scène. Je comprends cette tendance de ne plus écouter des albums en entier mais seulement quelques pièces ici et là. Je suis comme ça moi aussi.»

Fait du même bois que son prédécesseur, Primary Colours accentue le côté pop. Chacune des nouvelles compositions pourra facilement être diffusées à la radio et rivalisera sans aucune difficulté avec des sommités du genre comme Justin Bieber, à qui Nasri a déjà prêté sa plume.

«Je n’écoute pratiquement que de la musique pop, avoue le leader mi-trentenaire de la formation. Lorsque tu as un talent du ciel pour faire des chansons accrocheuses, c’est un cadeau dont tu dois faire profiter le monde entier.»

«Sean Paul est une légende du reggae. Il sait comment transformer une chanson en quelque chose d’amusant, de génial et de festif.»  –Nasri, qui a fait appel à ses services pour la pièce Lay You Down Easy.

L’ajout d’une texture reggae complexifie évidemment la couleur, tout comme le désir des autres membres du groupe d’y apporter plus de variété, eux qui aiment autant les Beatles que Stevie Wonder, James Blake, Radiohead et le rock des années 1970. Cela se fait entre autres ressentir sur Gloria et ses synthétiseurs qui rappellent The Police.

Les textes s’avèrent plus personnels, que ce soit No Regrets et No Sleep, qui évoquent les bouleversements liés à la naissance d’un enfant, ou The Way God Made Me, où Nasri se met à nu sur la difficulté de percer dans le métier lorsqu’on est arabe. «Ce sont des moments d’honnêteté qui sont importants pour qu’on ait une véritable relation avec nos fans», s’ouvre le principal intéressé.

Pas question pour autant de parler de maturité qui bouleverse tout. «Je suis comme un enfant de 10 ans et je pense que je vais toujours être dans cet état d’esprit, admet le musicien qui est devenu père. Un enfant t’apporte plus d’amour, je n’ai jamais été aussi heureux qu’aujourd’hui. Mais Magic! continue à faire de la musique légère avec du cœur. On s’amuse et j’espère que les gens le ressentent, que c’est communicatif.»

Art Magic! Primary ColoursPrimary Colours
Disponible dès vendredi

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