BROSSARD, Qc — Le défenseur Zach Redmond fera sa rentrée avec le Canadien et Nathan Beaulieu effectuera un retour au jeu contre les Devils du New Jersey, jeudi soir. Mais pour le reste de la formation et la composition des trios, il faudra attendre au match.

Disant ne pas avoir toutes les informations nécessaires en main, l’entraîneur-chef Michel Therrien a laissé planer la possibilité d’évoluer avec 11 attaquants et sept défenseurs, ou une formation plus conventionnelle de 12 attaquants et six défenseurs.

Tout dépendra, semble-t-il, de l’état de santé du joueur de centre Phillip Danault et du défenseur Greg Pateryn.

Le premier, malade, n’a pas participé à la séance d’entraînement de l’équipe à Brossard. Quant à Pateryn, il est demeuré aux bons soins des soigneurs du Canadien pour se soumettre à des traitements dont la nature n’a pas été précisée.

«(Phillip) est venu à l’aréna, il ne se sentait pas trop bien et l’équipe médicale a pris la décision de le retourner chez lui. On espère qu’il aura l’énergie pour jouer ce soir», a expliqué Therrien, qui a ajouté qu’une décision au sujet de Pateryn sera prise avant le duel contre les Devils.

Si elle devait se confirmer, l’absence de Danault viendrait compliquer davantage la tâche de Therrien à la position de centre, lui qui devra se passer des services d’Alex Galchenyuk et de David Desharnais, blessés à un genou, pendant six à huit semaines.

«Toutes les fois qu’il te manque un joueur, c’est toujours un défi. En ce moment, on est touché par la perte de deux joueurs de centre, et c’est sûr qu’il faudra trouver des solutions, des solutions à l’interne aussi.»

Face aux médias, Therrien ne s’est pas apitoyé sur son sort et il a évité de se lancer dans toute comparaison avec les blessures à Galchenyuk et Desharnais et celle à Carey Price en novembre 2015. En fait, il a affiché un certain optimisme à cause, a-t-il précisé, du comportement que ses joueurs ont affiché au cours des derniers matchs.

«Tu fais face à de l’adversité toutes les saisons. Il y en a toujours. C’est ma 12e année en tant que ‘coach’, et ça n’est jamais arrivé de ‘surfer sur un nuage’ du début à la fin. La perte de certains joueurs fait partie d’un marathon d’une saison de hockey. Mais il y a beaucoup de choses que j’aime de mon équipe, de la manière que l’on joue.

«C’est important de jouer de la bonne manière, et on enseigne ça à partir de la première journée de notre camp d’entraînement, a enchaîné Therrien. On est une équipe qui veut toujours imposer le rythme. On est une équipe qui met une très bonne pression sur les porteurs du disque. Quand on regarde depuis le début de l’année, on est l’une des meilleures équipes défensives, et l’une des raisons, c’est de la façon dont on joue. Il faut continuer dans cette même veine. Il faut s’assurer de ne pas donner beaucoup d’opportunités à l’adversaire, à cinq contre cinq, ce que nous faisons bien, en général, depuis le début de la saison.»

Frayeur

Le défenseur Nathan Beaulieu, qui reprendra le collier après une absence de six matchs, affichait aussi un certain optimisme, sans toutefois négliger la perte de Galchenyuk et de Desharnais.

«Ce n’est jamais facile de perdre possiblement vos centres numéro 1 et 2, et c’est un défi différent de celui de l’an dernier. Les blessures vont arriver, et c’est préférable qu’elles surviennent en ce moment, en début de saison. Les nouvelles sont positives dans leur cas, et ce n’est rien de trop grave. Il y a la lumière à l’extrémité du tunnel et nous ne voulons pas paniquer. Et ça donne l’occasion à d’autres joueurs de se mettre en évidence.»

Par ailleurs, Beaulieu a admis avoir ressenti une certaine frayeur dans les instants qui ont suivi sa blessure à la gorge face aux Sénateurs d’Ottawa le 22 novembre dernier. Pendant six ou sept jours, il est demeuré inactif et a tenté de parler le moins possible. Il a recommencé à patiner la semaine dernière, après avoir reçu le feu vert des médecins.

«Je suis chanceux qu’il n’y ait pas eu de fracture. Les deux premières journées ont été difficiles mais après 48 heures, je me portais mieux. J’ai eu peur au début, parce que je n’étais pas capable de respirer et j’étais coincé parce que je ne pouvais pas rentrer immédiatement au vestiaire. Quand on m’a expliqué ce qui m’était arrivé, je me suis calmé.»

Ainsi, pour une deuxième année d’affilée, Beaulieu n’a pas été en mesure d’accompagner le Canadien pour son seul voyage sous le soleil de la Californie.

«Ce n’est pas autant les villes que je n’ai pas visitées que le fait d’être éloigné des coéquipiers qui fait le plus mal. Vous voulez toujours aider votre équipe. Mais les gars ont fait un boulot remarquable, et c’est très important d’avoir pu inscrire une fiche de ,500 lors de notre voyage le plus difficile de la saison.»

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