Deposit La loi C36, en vigueur depuis le 6 décembre 2014, pénalise la demande de services sexuels tarifés, la publicité prostitutionnelle et l'exploitation d'autrui par la prostitution.

Plusieurs personnes ont été appréhendées au cours de l’été à Ahuntsic-Cartierville pour avoir sollicité des prostituées. Des opérations policières ont été menées en réponse aux plaintes de citoyens, notamment de femmes qui s’inquiétaient d’être abordées dans la rue en les prenant pour des filles de joie.

Les policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM)ont mené quatre opérations entre juin et septembre visant les clients qui sollicitaient des services sexuels. «Ce sont des opérations qui demandent beaucoup de créativité et un certain sens de la mise en scène», a indiqué Jean-Michel Sylvestre, commandant du Poste de quartier (PDQ) 27, sans détailler la nature des actions.

Les 12 personnes arrêtées, tous des hommes, sont âgés de 36 à 65 ans. Ils ont été pris en flagrant délit en sollicitant des «prostituées» sur la voie publique. «Sept d’entre eux résident autour de deux kilomètres du lieu de leur arrestation, a souligné le commandant Sylvestre. L’un d’entre eux a été arrêté à deux reprises.»

Les policiers sont intervenus près de la station de métro Sauvé. Les clients doivent répondre à des accusations de sollicitation de services sexuels, un délit au regard de la loi C36.

Cette loi, en vigueur depuis le 6 décembre 2014, pénalise la demande de services sexuels tarifés, la publicité prostitutionnelle et l’exploitation d’autrui par la prostitution.

En plus des opérations, les policiers ont également augmenté leur visibilité dans le secteur. Deux agents effectuent quotidiennement de la patrouille à pied tandis que les agents sociocommunautaires continuent de mener des opérations de sensibilisation.

«Nous allons augmenter le nombre d’opérations de ce genre pour rassurer les femmes quand elles marchent dans la rue et qu’elles ne soient pas sollicitées, a souligné le commandant Sylvestre. L’achat de services sexuels est un crime et le harcèlement auprès des passantes porte atteinte à leur sentiment de sécurité et à la quiétude du quartier.»

La police note que le nombre de prostituées dans le quartier a beaucoup diminué au cours des dernières années.

Lorsque les agents interviennent auprès de véritables prostituées, celles-ci sont orientées vers des organismes communautaires comme RAP Jeunesse pour les aider à trouver des ressources qui leur sont nécessaires.

Par ailleurs, le PDQ 27 participe au programme Cyclope qui vise à contrer la sollicitation indue des passants et les actes violents associés à la prostitution de rue. Les citoyens peuvent y rapporter, de manière confidentielle, les comportements indésirables qu’ils observent, par internet ou directement au poste de quartier.

 

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