Amine Esseghir/TC Media Le chantier empêche les piétons de traverser à cette importante intersection en direction nord-sud.

Projet Montréal déplore l’absence de procédure à la Ville de Montréal qui ferait que des travaux de courtes durées devant des écoles se déroulent durant les vacances d’été.

Les élèves de l’école Ahuntsic doivent faire très attention pour traverser la rue. Depuis le 15 septembre, un chantier à proximité de leur établissement scolaire occasionne beaucoup de désagréments aux piétons.

La voie publique est défoncée et des cônes orange ont été posés à l’angle du boulevard Henri-Bourassa et du boulevard Saint-Laurent. Les travaux visent notamment la reconstruction des trottoirs et des saillies.

Le chantier empêche les piétons de traverser à cette importante intersection en direction nord-sud. Photo: Amine Esseghir/TC Media

Le chantier empêche les piétons de traverser à cette importante intersection en direction nord-sud. Photo: Amine Esseghir/TC Media

Le chantier durera quelques semaines encore. Il fait partie d’un contrat de plus de 1,5M$ pour la sécurisation de quatre intersections à Montréal. Il a été octroyé en août 2015, or les travaux n’ont débuté qu’à la fin de cet été. L’arrondissement avait interpellé la Ville en mai pour rappeler que les travaux devraient se dérouler durant la saison estivale.

Le chantier empêche les piétons de traverser à cette importante intersection en direction nord-sud. Les croisements situés en amont et en aval sont moins sécuritaires, puisque non pourvus de feux de circulation.

La conseillère d’Ahuntsic, Émilie Thuillier, leader de Projet Montréal, se questionne sur la coordination des travaux. «On a eu deux mois durant lesquels on n’aurait pas dérangé beaucoup de monde et surtout pas des centaines d’élèves, mais on a préféré attendre la rentrée des classes pour lancer le chantier», dit-elle.

Manque de coordination
Ce que souligne Mme Thuillier c’est l’absence de méthode de gestion qui permettrait que de telles situations ne se reproduisent pas. «Il n’y a pas de procédures pour lever un drapeau quand on voit que des travaux de courtes durées vont avoir lieu à proximité d’une école», indique-t-elle.

Elle note que deux cas similaires existent à Montréal.  «Ce qui se passe à Ahuntsic n’est pas anecdotique, la même situation est vécue à Notre-Dame-de-Grâce et à Verdun.»

Trop de chantiers
Aref Salem, responsable du transport au comité exécutif de la Ville de Montréal, a indiqué qu’il y a actuellement 1000 chantiers à Montréal, ce qui nécessite un effort de coordination très complexe.

«S’il y a autant de chantiers à Montréal, c’est parce que les administrations précédentes n’ont pas fait les investissements stratégiques nécessaires pour maintenir les infrastructures», a ajouté Harout Chitilian, conseiller de Bordeaux-Cartierville et vice-président au comité exécutif.

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