Carte Google On suppose que des vestiges du fort Lorette sont enfouis sous un terrain situé près de l'église de la Visitation destiné à un développement immobilier.

Des élus se sont rendus le 12 mai sur le terrain des fouilles archéologiques près de l’église de la Visitation. Une visite pour s’informer de la nature des travaux et des trouvailles alors que le chantier de recherche devrait fermer en fin de semaine

Les travaux devaient durer une quinzaine de jours, mais ils ont été prolongés quelque peu à cause de la météo défavorable.

Les excavations sont menées par la firme Arkéos qui a déjà réalisé des travaux de cette nature un peu partout au Québec depuis 1981.

«Nous voulions savoir si effectivement les travaux de recherches sont sérieux, nous sommes rassurés à ce sujet», soutient Lorraine Pagé, conseillère du Sault-au-Récollet qui a visité les lieux.

Elle était accompagnée par Marie Montpetit, députée provinciale de la circonscription de Crémazie et par la directrice du bureau de circonscription de la députée fédérale d’Ahuntsic-Cartierville, Mélanie Joly.

Jusqu’à maintenant seul un représentant de l’administration municipale s’était rendu sur le site.

La fouille archéologique sur le terrain voisin de l’église de la Visitation est conduite pour se conformer aux exigences légales, car elle est préalable à toute demande de développement sur ce site situé dans un secteur patrimonial.

«Les chercheurs ont mené un travail rigoureux. Ils ont creusé le terrain en se fondant sur d’anciens plans et cartes», indique Mme Pagé

Elle est financée par la Ville de Montréal sur le budget du développement culturel de Québec.

Le terrain qui était propriété de la congrégation religieuse des sœurs de Miséricorde, a été vendu le 30 mars à un promoteur immobilier pour 2M$.

On suppose que des restes de fort Lorette sont enfouis sous terre, voire des vestiges plus anciens.

Le fort a été construit au 17e siècle pour remplacer la Mission de la Montagne destinée à l’évangélisation des autochtones et à les éloigner de l’alcool ramené par les colons.

Selon Mme Pagé, des choses ont été découvertes, mais pour le moment on ne peut tirer aucune conclusion.

Toutefois, il n’y a pas de sépulture amérindienne. Si de tels vestiges avaient été trouvés, les travaux auraient été interrompus immédiatement.

L’entreprise de recherches archéologiques devrait remettre au ministère de la Culture en décembre son rapport. Ce dernier devrait être disponible pour consultation 60 jours plus tard.

 

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