Amine Esseghir/TC Media Un financement fédéral est venu à rescousse du collège André-Grasset pour mettre aux normes son laboratoire de chimie.

Le collège André-Grasset se dotera à la rentrée prochaine d’un laboratoire de chimie moderne qui répondra aux besoins du marché de l’emploi et aux exigences des études universitaires. Au coût de 2,28 M$, il sera financé à près de 40% par le gouvernement fédéral.

Ottawa a mis 840 000$ dans le projet. C’est Mélanie Joly, ministre du Patrimoine et députée fédérale d’Ahuntsic-Cartierville, qui en a fait  l’annonce le 10 juillet au nom du ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains.

«C’est la première fois depuis des années que le gouvernement fédéral investit dans le domaine de la recherche, de l’innovation et de l’enseignement», a indiqué la ministre Joly.

Bien que le domaine de l’éducation soit de juridiction provinciale, le fédéral a pu mettre de l’argent dans ce projet grâce au Fonds d’investissement stratégique pour les études postes secondaires, doté d’une enveloppe totale de 2G$.

Pour le reste du financement, il a fallu compter sur les surplus budgétaires du collège, qui ont permis de recueillir 630 000$, et sur la mobilisation de la fondation du collège qui a pu collecter 500 000$.

«Nous aurions voulu qu’une subvention du provincial vienne nous aider, mais ce n’est pas le cas»,  a souligné Marc Blais, président du Conseil d’administration du collège.

Le collège envisageait depuis plusieurs années cette mise aux normes. «En 2013 nous avons commencé à monter notre dossier et à faire les prévisions budgétaires», a précisé M. Blais.

Le laboratoire sur 2500 pieds carrés est en phase de travaux. Une importante opération de désamiantage est en court en attendant les aménagements et les nouveaux équipements.

Il sera mis aux normes écologiques, ce qui devrait permettre des économies substantielles en matière d’énergie. Il devrait être livré fin prêt en novembre.

«Nous n’avions même pas d’eau chaude domestique dans ces locaux », relève Sébastien Lapeyrie, coordonnateur des ressources matérielles de cet établissement d’enseignement.

Doté de quatre hottes, ce nouveau labo aura aussi son magasin de produits chimiques plus sécuritaire, où des matières qu’on ne pouvait pas utiliser jusqu’à maintenant seront autorisées.

«Les étudiants pourront y mener des expériences qu’ils ne pouvaient pas faire avant et qu’ils retrouveront plus tard à l’université ou dans le monde du travail», précise Dany Rondeau, professeur titulaire de chimie.

Pour pallier ces manques dans le cursus de formation, le collège avait conclu des ententes avec des partenaires. «Nos étudiants devaient se rendre à l’université McGill ou à l’hôpital Sainte-Justine pour mener des travaux pratiques, souligne Élizabeth Forget-Le François, responsable des communications. Ils auront tout à portée de main l’année prochaine.»

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