Collaboration spéciale

Pour la quatrième année consécutive, le festival de musique classique Ahuntsic en fugue tiendra quatre concerts dans quatre endroits différents d’Ahuntsic-Cartierville. Pour le spectacle de clôture, les mélomanes pourront apprécier la voix de la mezzo-soprano Julie Boulianne.

Dans une salle de concert, dans un loft, à l’extérieur et dans une église, ces lieux d’Ahuntsic vivront quatre journées en août aux sons des œuvres de Mozart, Shubert, Dvorak, André Mathieu et beaucoup d’autres.

En musique, la fugue est une composition qui associe quatre mélodies vocales simultanées pour former une entité harmonieuse, d’où les quatre concerts au programme.

Le concept du festival est de promener les musiciens dans le quartier et aller à la rencontre du public.

«Les musiciens adorent être proches de leur auditoire», souligne Lucie Hamel, présidente du conseil d’administration d’Ahuntsic en fugue.

Cette proximité prend une dimension particulière alors que trois concerts sur quatre se tiennent sans microphones et sans amplification. On écoute le son naturel des instruments.

«Cette année, nous serons au studio 101, une espace de coworking, indique Mme Hamel. A cette occasion, nous allons offrir des billets à des gens qui probablement n’ont jamais assisté à un concert classique de leur vie.»

En prenant l’option d’aller présenter des concerts un peu partout, les initiateurs ont toujours accordé une place privilégiée à Chabanel, ce quartier industriel mal aimé.

«Nous comptons nous déplacer l’année prochaine à Cartierville aussi, notamment au nouveau centre communautaire qui possède une ancienne chapelle qui conviendrait très bien à un ensemble musical», promet Mme Hamel.

En 2016, Ahuntsic en fugue a emmené des musiciens avec leur clavecin aux Ateliers à façon, un atelier de haute couture et de maroquinerie de Chabanel. Photo: Collaboration spéciale

Dernier grand événement

Ahuntsic en fugue est aujourd’hui le seul événement artistique de l’été d’envergure à Ahuntsic-Cartierville après la fin du Festiblues.

Avec un public moindre, 800 à 900 spectateurs par an et un budget de l’ordre de 35000$ – trente fois moins important que le Festiblues, ses créateurs espèrent durer quelques années encore.

«Il faut reconnaitre que les initiatives culturelles de ce genre sont fragiles et il leur faut du soutien et beaucoup d’amour», relève Mme Hamel.

Le programme

-Samedi 12 août à 20 h, concert d’ouverture.

L’âme slave d’est en ouest à la Salle Marguerite-Bourgeoys du Collège Regina Assumpta, 1750, rue Sauriol Est.

-Lundi 14 août à 20 h, autour du génie d’André Mathieu.

Au Loft 101, 101, rue De Louvain Ouest – Quartier Chabanel. Ce concert dans un ancien entrepôt du quartier Chabanel fait la part belle aux compositeurs de Montréal, dont: François Dompierre, Claude Champagne et André Mathieu.

-Mercredi 16 août à 20 h, doux vents d’été.

Avec le Quintette à vent Pentaèdre. Sur le terrain extérieur de l’église Saint-André-Apôtre (dans le chœur de l’église en cas de pluie) au 10503, avenue de l’Esplanade.

-Vendredi 18 août à 20 h, concert de clôture.

Romantique soirée estivale, à l’église de la Visitation, 1847, boulevard Gouin Est avec à l’affiche Julie Boulianne, mezzo-soprano.

Plus de détails sur: ahuntsicenfugue.com

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