Collaboration spéciale/Dominique Gravel Sidney Ginchereau vit à Ahuntsic et a étudié à l'école Saint-Isaac-Jogues. Il y a neuf ans, elle est devenue cheerleader des Alouettes de Montréal.

Durant neuf ans, Sidney Ginchereau, jeune résidente d’Ahuntsic, a vécu de beaux moment avec les cheerleaders de l’équipe de football les Alouettes de Montréal. Elle a raccroché, en novembre, ses pompons pour laisser la place aux autres.

Du haut de ses 28 ans, Sidney Ginchereau est déjà en fin de carrière. «J’aurais pu, peut-être, rester quelques années encore, mais je crois que le temps est venu de partir», dit-elle.

Certaines jeunes femmes poursuivent le travail jusqu’à leur début trentaine, mais ce ne sera pas le cas de Mlle Ginchereau. Sa dernière saison de pom-pom girl s’est terminée cet automne.

«Notre saison de cheerleaders commence en février et se termine avec la finale de la coupe Grey», indique-t-elle.

Elle considère toutefois que cette fin n’a rien de triste. «Il y a une conjonction de nouvelles situations dans ma vie qui m’ont convaincue d’arrêter», confie-t-elle.

Entre autres événement heureux pour elle, son recrutement par la fondation des Alouettes en tant que coordonnatrice des relations avec la communauté. «Je suis contente, car je ne quitte pas complètement l’équipe», souligne-t-elle.

Photo: Collaboration spéciale/Dominique Gravel

Une passion
La jeune fille a rejoint les Alouettes à l’âge de 19 ans, après une courte carrière en danse. «On recrute des danseuses à partir de 18 ans, mais j’avais raté la date de l’audition une année auparavant», raconte-t-elle.

Elle qui a commencé à pratiquer la danse à l’âge de 5 ans pensait qu’elle évoluerait plutôt comme enseignante de cette discipline alors qu’elle avait été recrutée chez Louise Lapierre Danse.

Or, c’est sur les terrains de football qu’elle exprimera son art de manière professionnelle. Cela est d’autant plus méritoire puisqu’elle n’était pas assurée d’être reprise, saison après saison. «Même si on a été engagée une fois, il faut repasser l’audition l’année suivante», dit–elle

Il n’y a que 28 danseuses dans l’équipe. Souvent c’est une centaine de candidates qui se présentent à chaque audition. «Il faut prouver qu’on est encore capable de répondre aux exigences», raconte-t-elle.

Les pom-pom girls sont des athlètes de haute performance. À chaque rencontre, elles assurent au moins une soixantaine de minutes de danse sur le terrain. «Nous exécutons des chorégraphies très dynamiques qui exigent de la coordination et un esprit d’équipe à toute épreuve», relève-t-elle.

Le rôle des cheerleaders n’est pas d’assurer un spectacle pour occuper les temps d’arrêt. «Nous faisons le lien entre le public et le terrain, même quand notre équipe est perdante, il faut entretenir l’enthousiasme des partisans», explique-t-elle.

Ce qu’elle regrette en quittant l’équipe, la fin de sa relation privilégiée avec ses collègues. «Nous sommes tout le temps ensemble, on devient de grandes amies, on a l’impression que nous formons une famille.»

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