Amine Esseghir/TC Media :Le «chemin des sauvages» est souvent emprunté par les étudiants du collège Mont-Saint-Louis, situé à proximité.

Le «chemin des sauvages» ne sera pas débaptisé avant quelques mois. L’ancienne administration Coderre comptait inaugurer la ruelle sous le nom de «Sentier des autochtones» avant la fin de 2017 dans le cadre de «métropole de la réconciliation» et pour clôturer les festivités du 375e de Montréal.

Le «chemin des sauvages» est la désignation informelle d’un sentier piétonnier qui longe l’est du cimetière du Sault-au-Récollet, entre le boulevard Henri-Bourassa et la rue Camille-Paquet.

On suppose que ce bout de ruelle serait le vestige du chemin qu’empruntaient les Amérindiens, qui étaient hébergés au Fort Lorette, près de l’église de la Visitation, pour se rendre en ville dans les années 1600.

C’est Pierre E. Lachapelle, un citoyen d’Ahuntsic-Cartierville, qui avait convaincu le comité de toponymie de Montréal de renommer ce passage, car son nom est aujourd’hui connoté. Il ne pourra changer de nom qu’après un nouveau processus d’analyse et de consultation.

«Le dossier doit être réévalué et discuté par le Comité consultatif local de patrimoine et de toponymie (CCLPT)», indique Jérôme Normand, conseiller du Sault-au-Récollet, qui en sera le vice-président. Effie Giannou, conseillère de Bordeaux Cartierville, en assurera la présidence. «Le sujet sera à l’ordre du jour de notre première réunion qui se tiendra en mars», promet M. Normand.

L’élu souhaite aussi une consultation avec la nouvelle commissaire aux Affaires autochtones à Montréal, l’avocate crie Marie-Ève Bordeleau, nommée à ce poste créée par l’administration de Valérie Plante.

Il se pourrait qu’il y ait des demandes à des représentants des peuples autochtones pour être sûr que la dénomination choisie soit la bonne et satisfasse tout le monde.

«Le dossier est toujours d’actualité, mais nous voulons surtout éviter de faire une erreur en voulant corriger une situation», a-t-il expliqué.

M. Normand envisage aussi une consultation, même s’il l’imagine modeste, des résidents d’Ahuntsic-Cartierville pour voir si le nom choisi convient.

La première proposition de changement de nom annoncée en octobre 2016, suggérait le nom de «Sentier des Amérindiens». Elle avait été rejetée au printemps 2017 par la ville-centre.

Par la suite, la ruelle devait être officieusement désignée «Sentier des autochtones», dans le cadre des efforts déployés par la Ville de Montréal pour la réconciliation avec les Premières Nations.

M. Normand estime réaliste une nouvelle dénomination décidée avant la fin de 2018, une fois tout le processus de consultation achevé. Des plaques ou des panneaux devront être apposés pour matérialiser le nom de ce passage et raconter son histoire.

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