Collaboration spéciale Pour marquer l'ouverture des jeux, une haie d'honneur a été formée par des bénévoles des élus et des invités officiels pour accueillir 1400 athlètes handicapés qui entraient dans le gymnase double où se déroulera la majorité des compétitions.

Durant sept jours des milliers de jeunes avec des déficiences diverses participent au Défi sportif AlterGo. C’est le plus grand événement paralympique au Canada.

Le Défi sportif AlterGo qui se tient du 23 au 29 avril au complexe sportif Claude-Robillard a été créé en 1984. Il a gagné en popularité jusqu’à réunir cette année pour son 35e anniversaire près de 7000 athlètes avec des déficiences diverses.

«Nous sommes au maximum de ce qu’on peut faire, mais il y a beaucoup de demandes et on pourrait doubler le nombre de participants», assure Monique Lefebvre, directrice et fondatrice de cet événement.

Est-ce qu’il faudra attendre encore 35 ans pour pouvoir multiplier par deux le nombre d’athlètes? «Cela prendrait juste un peu plus d’argent», affirme Mme Lefebvre.

L’événement nécessite un budget de 2,5 M$. Des fonds amassés avec le soutien des divers paliers gouvernementaux et de commanditaires privés. L’événement mobilise également 1300 bénévoles pour 23 000 heures de travail.

Cet engouement pour le sport chez les personnes avec déficience, notamment dans le milieu scolaire a pris de l’ampleur avec le temps. Il y a quelques années les jeunes avec des handicaps étaient exclus quand il s’agissait d’éducation physique.

«La société a évolué et la commission scolaire comme les différentes instances ont suivi» souligne Catherine Harel-Bourdon présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM). Sur les 74 000 élèves inscrits dans les établissements de la CSDM, 13000 vivent avec des déficiences.

«On sait à quel point le sport est un facteur d’inclusion sociale, note Hadrien Parizeau, conseiller de Saint-Sulpice et conseiller associé en matière de jeunesse, de sports et de loisirs au comité exécutif de la Ville de Montréal. Il est rendu plus accessible aux personnes avec des déficiences. C’est un changement de paradigme et de vision.»

Édouard Gagné, 12 ans. Photo: Amine Esseghir/TC Media

Parmi ces jeunes sportifs Édouard Gagné, 12 ans, élève en cinquième année à l’école primaire Jacques-Rousseau, à Anjou. Atteint du trouble du spectre de l’autisme, il participe à la compétition de saut en longueur et à la course 50m.

«Le sport c’est motivant, c’est bon pour la santé, c’est très divertissant et c’est bien pour s’occuper quand on n’a rien à faire», dit-il.

Les motivations peuvent être effectivement très diverses chez les jeunes. «J’ai rencontré une jeune fille qui a une maladie dégénérative. Elle fait de la bocce parce que c’est un sport qu’elle sait pouvoir continuer de pratiquer en prenant de l’âge», raconte, M. Parizeau.

«Pour la CSDM, il fallait s’ajuster pour répondre aux besoins et ce n’est pas tant financier, mais c’est vraiment adapter des cours et des pratiques aux différents élèves», souligne Mme Harel-Bourdon.

La CSDM par exemple dispose d’établissements spécialisés pour des enfants avec des besoins importants sinon, des élèves avec des handicaps sont inscrits dans des classes distinctes situées dans des écoles régulières ou d’autres suivent des cours dans des classes régulières. Le sport fait partie des matières enseignées.

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