Amine Esseghir Des travailleurs des divers services du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal revendiquent de meilleures conditions de travail.

Une trentaine d’employés du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal ont manifesté devant l’entrée de l’hôpital Sacré-Cœur à Cartierville le 1er mai pour dénoncer la surcharge des heures de travail et le manque de personnel.

L’appel à la manifestation a été lancé par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) à l’occasion de la fête internationale des travailleurs et entrait dans le cadre de la campagne «Assez! Personnel surchargé».

Les membres se sont regroupés sur le boulevard Gouin avec des panneaux et ont fait beaucoup de bruits pour qu’on entende leurs revendications.

Au niveau du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal, le syndicat discute actuellement avec l’employeur les conditions de travail depuis que l’ensemble du personnel des métiers, des services para techniques, des services auxiliaires ainsi que des préposés aux bénéficiaires est représenté par un seul syndicat pour tout le CIUSSS, soit 5800 travailleurs.

La manifestation de mardi s’inscrivait totalement dans le cadre de ces négociations qui doivent se terminer à la fin octobre.

Le syndicat fustige la surcharge de travail, l’épuisement professionnel et le manque de personnel. Il pointe du doigt la réorganisation du réseau de la santé initiée depuis 2015 par le ministre Barrette

«Depuis les fusions, les assurances salaire courte durée ont augmenté de 24%, a indiqué Jeff Begley, président de la FSSS-CSN. Par hasard, il y a deux exceptions où il n’y a pas eu la même hausse, c’est dans les unités où il n’y a pas eu de fusions. Nous pouvons faire un lien très direct.»

La situation est devenue intenable selon les représentantes des travailleurs. «La nouvelle organisation a donné lieu à une déresponsabilisation totale de l’employeur, souligne Louis Martin Reid, vice-président du syndicat FSSS-CSN au CIUSSS. Il n’y a plus d’imputabilité pour des choses aussi simples que la paye, les nominations disponibilités, des horaires, il y a des obligations de l’employeur qui ne sont pas respectées.»

«Dans ces négociations, ce ne sont pas les travailleurs qui sont en demande, c’est l’employeur qui demande plus de flexibilité alors que le monde est déjà à terre», observe M. Begley. La campagne de revendication est menée un peu partout au Québec avec des manifestations et de la mobilisation.

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