Amine Esseghir/Courrier Ahuntsic Le Complexe médical Nord-de-l’Île (CMNDI) est située sur le boulevard Gouin Ouest, non loin de l'hôpital Sacré-Cœur.

La Dr Geneviève Gaudreau copropriétaire du Complexe médical Nord-de-l’Île tient à préserver la vocation médicale de son établissement en accueillant des médecins de famille. Photo: Amine Esseghir

Une imposante clinique médicale moderne a ouvert ses portes en avril sur le boulevard Gouin Ouest, non loin de l’hôpital Sacré-Cœur. Les propriétaires y ont réservé 7000 pieds carrés pour des médecins de famille. Sauf que pour le moment les docteurs se font attendre.

«Les gens me demandent souvent s’il y aura des médecins de famille au sein de la clinique et je ne peux que répondre que nous aimerions beaucoup les avoir», indique Geneviève Gaudreau, médecin et copropriétaire du Complexe médical Nord-de-l’Île (CMNDI).

Ce projet de 15 M$ qu’elle a imaginé avec son conjoint, le Dr Benoit Benoit, chirurgien orthopédiste, était initialement destiné à fournir des bureaux à des médecins spécialistes. Beaucoup se sont installés et une clinique de chirurgie esthétique fonctionne.

Mais au fur et à mesure de l’avancement des travaux, lancés le printemps passé, il était devenu évident que le complexe devait accueillir des médecins de famille.

Le quartier a vécu le drame de la Clinique d’urgence Salaberry l’été dernier qui a mis la clé sous la porte après 40 ans d’activité faute de médecins. Le Dr Gaudreau confirme qu’avant la décision de fermeture, des pourparlers ont eu lieu.

«Nous avions discuté aussi avec trois médecins de l’unité de médecine familiale qui voulaient s’installer ici. Nous avions même dessiné des plans d’aménagement, mais les responsables du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Nord-de-l’Île-de-Montréal ont préféré qu’ils restent dans les murs du CLSC», regrette le Dr Gaudreau.

L’idée d’accueillir un Groupe de médecine familiale dans les lieux paraît évidente pour les citoyens et les praticiens. «Il n’y aura jamais une aussi belle opportunité dans le secteur, cela tout le monde en est conscient», note le Dr Gaudreau.

Dr Odile Kowalski, médecin de famille et responsable du GMF L’envolée. Photo: Amine Esseghir

Le GMF L’envolée qui est installé depuis 20 ans sur le boulevard Salaberry pourrait s’y déplacer. «Il faut savoir qu’un GMF ne peut pas changer de locaux sans une autorisation du Département régional de médecine générale (DRMG)», indique Dr Odile Kowalski, médecin de famille et responsable du GMF L’envolée.

Au CIUSSS du Nord-de-l’île-de-Montréal, on se réjouit qu’une nouvelle clinique médicale vienne s’établir sur le territoire. «Toute clinique peut avoir pignon sur rue et offrir un service de rendez-vous ou de sans rendez-vous, précise Hugo Larouche, conseiller aux relations médias au CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal. Elle doit cependant posséder les effectifs médicaux et les permis de pratique nécessaires pour offrir le service.»

Mais voilà, les permis ne sont pas octroyés à la demande et sont souvent liés à une gestion plus pointue des besoins en médecins dans un secteur.

«Bordeaux-Cartierville n’est pas un territoire prioritaire», annonce le Dr Kowalski.

Est-ce que tout espoir est fini de voir un GMF s’installer sur Gouin Ouest? Selon M. Larouche c’est encore possible. «Il faut qu’une nouvelle demande soit soumise au Ministère de la Santé et des Services sociaux , qu’une analyse soit faite et qu’une nouvelle désignation GMF soit attribuée.»

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