Amine Esseghir/Métro Media Les trois nouveaux laboratoires de simulation en Soins infirmiers (SimSi) sont équipés comme de véritables chambres d'hôpital. À la place de patients, des mannequins qui reproduisent les signes cliniques des humains.

Trois laboratoires permettant d’effectuer des simulations cliniques à l’aide de mannequins qui respirent, qui parlent et qui gémissent ont été aménagés au collège Bois-de-Boulogne. Ces outils de formation offrent aux étudiants l’occasion de vivre des situations cliniques de la manière la plus réaliste possible.

L’investissement de près de 1M$ a permis d’installer trois salles entièrement équipées comme des chambres d’hôpital dans le sous-sol du pavillon Ignace-Bourget du collège. Ils ont été officiellement inaugurés le 28 mai.

Ces mannequins qu’on appelle haute-fidélité dont le prix dépasse les 100 000$ chacun, sont commandés par ordinateurs et simulent des signes ainsi que des symptômes des patients, comme des bruits respiratoires, la dilatation des pupilles, ou la toux, et peuvent communiquer avec les étudiants.

Les élèves infirmiers peuvent faire des prélèvements de sang sur eux, ou poser des cathéters.

«Ces mannequins sont contrôlés par quelqu’un qui les fait réagir selon les soins ou les gestes prodigués, explique Guy Dumais, directeur du collège. Le tout est filmé et revu par les étudiants. C’est une techno pédagogie qui est extraordinaire.»

Les élèves en soins infirmiers, qu’ils soient à temps plein ou à temps partiel, avaient déjà accès à un laboratoire, mais beaucoup moins évolué.

«Il existe dans le collège un labo de basse-fidélité disponible depuis longtemps où les mannequins ne sont pas vivants», souligne Marie-Claude Cyr, enseignante responsable de cette installation.

Mais dans ces nouvelles installations, les étudiants interagissent avec le mannequin comme ils le feraient avec un vrai patient. Un enseignant dans une cabine joue le rôle du malade et répond aux questions, décrit son état et gémit parfois.

«Le fait de pouvoir changer le pouls, la respiration, l’état clinique du mannequin permet de faire réfléchir l’étudiante, note Mme Cyr. Elle peut se tromper sans conséquence pour un patient.»

Toutefois, ces mannequins qui ont l’air de souffrir des mauvais gestes des élèves ne crient pas de douleurs et ne meurent jamais.

«Nous ne voulons pas placer les étudiantes dans une situation critique et on ne rend pas la situation clinique complexe avec des cris ou du refus. Nous voulons que les étudiantes apprennent», observe Mme Cyr.

Opérationnels depuis janvier, déjà 170 élèves en soins infirmiers ont pu manipuler ces mannequins.

Guy Dumais est titulaire d’une maîtrise en administration et évaluation de l’éducation, d’un baccalauréat en histoire et d’un certificat en pédagogie. Photo: Amine Esseghir /Métro Media

Guy Dumais, nouveau directeur de Bois-de-Boulogne

Guy Dumais est le nouveau directeur général du collège Bois-de-Boulogne depuis le 28 mai. Il remplace Maurice Piché qui a pris sa retraite.

«Je rêvais de venir à Montréal, c’est chose faite», a-t-il indiqué en entrevue avec Métro Media. Cet ancien enseignant compte plus de 25 ans d’expérience en tant que directeur et gestionnaire dans le milieu de l’éducation à Québec et à Shawinigan.

Même si les programmes sont assez fournis, M. Dumais croit qu’il y a des améliorations à apporter. «Le collège qui est très fort dans les programmes préuniversitaires en sciences et en mathématique, mais il y a encore de la place pour d’autres choses.»

Il souhaite aussi faire connaître le collège Bois-de-Boulogne à l’étranger. «On veut attirer davantage d’étudiants internationaux», dit-il.

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