Collaboration spéciale/Youssef Shoufan Kiya Tabassian et son ensemble Constantinople présenteront deux concerts à la chapelle Charles-Daudelin de l'ancien centre d'hébergement des sœurs de la Providence.

Pour sa cinquième année, le festival de musique classique Ahuntsic en fugue s’impose comme l’événement culturel de l’été dans l’arrondissement. Pour la première fois, il se rend à Cartierville et présentera deux concerts originaux dans l’ancienne chapelle du centre d’hébergement des sœurs de la Providence.

Chappelle décorée par le sculpteur Charles Daudelin. Photo: Archives/TC Media

Cet espace qui peut accueillir au moins 150 personnes a été décoré par le sculpteur québécois Charles-Daudelin. Il doit être converti en salle de spectacles multidisciplinaire. «Il y a une acoustique parfaite», soutient Clément Canac Marquis, fondateur d’Ahuntsic en fugue et un des directeurs artistiques de l’organisme.

Deux concerts y sont au programme, les 19 et 20 août, sous le titre «carte blanche à l’ensemble Constantinople». Ce groupe fondé par Kiya Tabassian, musicien d’origine iranienne et résident d’Ahuntsic-Cartierville, explore autant les musiques du Moyen âge et de la renaissance que du Moyen-Orient et de la méditerranée.

C’est aux artistes de déterminer le programme. Ils vont répéter ensemble et s’entendront sur un schéma et ils seront libres d’exécuter les œuvres à leur manière un peu comme le ferait un ensemble de jazz.  Clément Canac Marquis, fondateur d’Ahuntsic en fugue.

Les artistes qui le composent jouent du sétar (instrument à cordes pincées), de la vièle kamancheh, du def (instrument de percussion) mais aussi de la viole de gambe ou de la kora.

Ils seront rejoints par un quatuor à corde classique. Ils interpréteront des créations de Constantinople et d’autres œuvres que les spectateurs découvriront le jour même.

«C’est aux artistes de déterminer le programme. Ils vont répéter ensemble et s’entendront sur un schéma et ils seront libres d’exécuter les œuvres à leur manière un peu comme le ferait un ensemble de jazz», souligne M Canac Marquis.

Le choix de l’ensemble Constantinople pour la scène de Cartierville n’est pas anodin non plus. «Nous sommes dans le quartier le plus multiculturel de l’arrondissement et c’est le meilleur endroit pour que les cultures musicales soient en dialogue», observe M. Canac Marquis.

Il faut noter que le fil rouge de cette cinquième saison du festival Ahuntsic en fugue est le dialogue. Les trois autres concerts s’intitulent dialogues témoins, dialogues territoriaux, dialogues de l’intime au grandiose.

Tous les spectacles débutent avec l’Hymne d’Ahuntsic-Cartierville et comprennent un choral de Jean-Sébastien Bach Nun komm, der Heiden Heiland. «Une œuvre pour apaiser les âmes dans le tumulte d’aujourd’hui», relève M. Canac Marquis.

Cinquième festival Ahuntsic en fugue
En prélude au festival, un concert gratuit est programmé le 12 août au parc-nature de l’île de la Visitation avec l’orchestre des Berges d’Ahunstic-Cartierville, un ensemble de musique classique éphémère.Les spectacles suivants sont payants.Le samedi 18 août, à 20h, dialogues témoins à la salle Marguerite-Bourgeoys du Collège Regina Assumpta au 1750, rue Sauriol Est.Le dimanche 19 et lundi 20 août, à 20h, dialogues des regards à la chapelle Charles-Daudelin au 12225, rue Grenet.Le mercredi 22 août, à 20h, dialogues territoriaux dans un loft industriel au 433, rue Chabanel. Les spectateurs pourront dès 19h prendre un verre en compagnie d’un DJ et admirer les œuvres de l’artiste visuelle Julie Turp.

Le vendredi 24 août, à 20h, dialogues de l’intime au grandiose à l’église de la Visitation, au 1847, boulevard Gouin Est avec un semble de voix et instruments de 35 musiciens.

Billets: 25$ par concert ou 80$ pour tout le festival sur le site de Ahuntsic en fugue  ou en appelant au 514 389-3899.

 

 

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