Archives/Metro Media En 2016 des sentiers du Bois-de-Saraguay y ont été aménagés au coût de 2,5 M$. Ils avaient été décidés après une bataille de plusieurs années menée par des résidents des environs.

La Ville de Montréal compte abattre plus de 6000 frênes au parc-nature du Bois-de-Saraguay. Un contrat de plus de 1 M$ sera octroyé le 20 décembre à l’entreprise Serviforêt pour mener à bien cette opération. En attendant que les scies à chaîne entrent en action, un plan de communication sera déployé pour expliquer aux citoyens les raisons de cet abattage important.

Le Bois-de-Saraguay est un parc préservé situé dans le nord de Cartierville. Il est un des derniers témoins naturels de la forêt primitive montréalaise telle qu’elle a été trouvée par Samuel de Champlain en 1615.

La Ville dit vouloir procéder à l’abattage de 6 321 frênes dépérissant pour lutter contre l’agrile et de 152 autres arbres jugés dangereux pour assurer la sécurité du public et des infrastructures du parc-nature.

L’explication fournie par le Comité exécutif de la Ville de Montréal dans son sommaire décisionnel fait valoir que: «les abattages de frênes dépérissants constituent d’ailleurs une des stratégies de lutte déployées pour garder le contrôle sur la mortalité des frênes selon l’approche SLAM (SLow Ash Mortality). Ils permettent de réduire les populations de l’agrile et ainsi de réduire la pression de l’insecte sur les frênes qui subsistent.»

Du fait de l’importance historique et naturelle de ce boisé, la Ville convient de mesures spéciales à prendre avant de lancer les travaux.

Un plan de communication devrait être mis en place. La Ville devrait installer des panneaux explicatifs près et dans le bois, créer une page dédiée à cette opération sur le site Internet.

Une distribution de lettres et d’accroche-portes est également au programme.

Ce bout de forêt est situé sur un site déclaré patrimonial par le ministère de la Culture du Québec.

«L’exécution de ces travaux soulève plusieurs considérations qui doivent être prises en compte dans la planification et l’exécution de travaux, lit-on. On évoque «la sensibilité écologique du milieu» et le respect de la loi sur les oiseaux migrateurs.

La Ville espère que les secteurs prioritaires seront coupés avant la nidification des rapaces en février. «Une bonne partie de la superficie est sensible et demande une intervention sur sol gelé avec une couverture de neige. Les travaux doivent être terminés le 31 mars afin de respecter la période de nidification des oiseaux», lit-on.

Si la valorisation du bois produit par les abattages est soulignée, il n’est mentionné nulle part si les arbres coupés seront remplacés.

Le comité citoyen de mise en valeur du Bois-de-Saraguay  semble convaincu que la décision prise est la bonne. «C’est dramatique, mais le processus semble très sérieux», a indiqué Jocelyne Leduc-Gauvin présidente de ce regroupement. Le Bois-de-Saraguay a été sauvé de la disparition et mis en valeur grâce à une forte mobilisation citoyenne durant 25 ans.

Il faut rappeler que ce bout de forêt est également surveillé par un comité de suivi permanent qui a été informé par la Ville de l’opération envisagée Interrogé à ce sujet, il n’a répondu aux questions du Courrier.

Questionné également à ce sujet, Luc Ferrandez, responsable des grands parcs au comité exécutif de la ville Mointréal, n’a pas non plus répondu aux questions du journal.

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