La rédaction adressera chaque semaine une question aux candidats des quatre principales formations politiques de la présente campagne électorale. Nous publierons leurs réponses dans nos pages. La première question était la suivante: si votre parti est élu, comment envisagez-vous de régler la crise étudiante qui secoue le Québec depuis plusieurs mois?

Christine Saint-Pierre, candidate du Parti libéral du Québec dans Acadie

Le gouvernement du Québec a pris la décision de lutter contre le sous-financement des universités. Dans le budget qu’il a présenté en 2011, mon collègue Raymond Bachand a prévu un plan de financement et une hausse des droits de scolarité. Pour accompagner celle-ci, plusieurs mesures ont fait l’objet de discussions avec les principales associations étudiantes.

Tout d’abord, l’étalement du montant de la hausse, de 5 à 7 ans, ce qui fait la fait passer à 254$ au lieu des 325$ prévue initialement. Elle ne représente plus que 177$ après l’application du crédit d’impôt, soit l’équivalent de 50 cents par jour. Deuxièmement, une importante bonification de l’aide financière en bourses s’ajoute à cela afin de s’assurer que la hausse soit compensée pour les enfants de la classe moyenne. L’objectif de cette mesure étant de s’assurer que l’accessibilité aux études soit maintenue. De plus, nous avons annoncé la mise en place d’un nouveau régime de remboursement des prêts proportionnel au revenu. Ceci permettra aux étudiants, une fois sur le marché du travail, de s’acquitter de leur prêt en fonction de leur capacité.

Avec toutes ces nouvelles mesures, tous les étudiants dont les parents ont un revenu inférieur à 100 000$ seront admissibles à un prêt couvrant les droits de scolarité et le matériel scolaire. Les moins favorisés ne subiront aucun impact, car la hausse sera compensée sous forme d’aide financière. Ainsi, les étudiants n’auront à payer que 17% du coût de leur formation alors que 83% sera assuré par l’ensemble des contribuables.

Rachid Bandou, candidat du Parti québécois dans Acadie

Il est toujours plus simple de régler une situation avant qu’elle ne devienne crise. Tout le monde sait ça! Il ne faut donc pas hésiter à conclure que le gouvernement Charest en a profité pour attiser le feu à son maximum, espérant y trouver avantages. Nous ne pouvons le laisser s’en tirer!

Au Parti Québécois, et ça date de bien avant la crise étudiante de 2012, l’enseignement supérieur est un projet de société prioritaire pour le Québec.

L’engagement ferme de Mme Marois à régler cette situation dans les 100 premiers jours permettra d’abord de rétablir et la confiance et la crédibilité d’un gouvernement du Parti Québécois. C’est acquis!

Bien sûr, il faudra commencer par défaire les mauvaises décisions du gouvernement sortant: la Loi 78, revenir aux frais de scolarité d’avant la crise. Le dialogue avec les étudiants, tous les étudiants, pourra repartir.

Mais cette fois, les autres intervenants dans ce dossier, notamment les milieux académiques et la société civile, pourront participer dans ce dialogue en un sommet qui définira des lignes d’actions claires : l’accessibilité à toutes et tous, un enseignement de qualité, un financement adéquat, et les moyens pour y parvenir. Tous partageront les informations clés et pourront arriver aux mêmes conclusions.

En fait, ces éléments font déjà pratiquement consensus dans notre société. C’est ce qui a amené plus de 75% des Québécoises et Québécois à condamner la gestion du gouvernement actuel.

À nous de choisir, mieux pour le Québec!

Abel-Claude Arslanian candidat de la Coalition avenir Québec dans Acadie

Avant même que ne débute la campagne électorale, la Coalition Avenir Québec dévoilait son approche pour un retour en classe paisible après la tumultueuse crise étudiante : « Notre gouvernement amendera les aspects de la Loi 78 encadrant le droit de manifester. Nous proposons également de réduire les hausses prévues des frais de scolarité de 254$ par an sur 7 ans à 200$ par an pour cinq ans», de dire Abel-Claude Arslanian, candidat de la CAQ dans Acadie.

Le candidat affirme qu’un gel des frais de scolarité ou la gratuité ne sont pas acceptables : « La Coalition veut redonner au système universitaire québécois les moyens de maintenir et renforcer sa tradition d’excellence en recherche et en enseignement, tout en maintenant le principe de l’accessibilité aux études universitaires. La CAQ retarderait jusqu’à janvier 2013 l’application de la hausse. »

Monsieur Arslanian, un professionnel de la santé, ajoute que la CAQ prévoit que le financement supplémentaire accordé aux universités soit assujetti au dépôt d’un plan de rationalisation de leur gestion. « Nous tenons à ce que les services aux étudiants soient améliorés avec une meilleure allocation des ressources résultant du travail des institutions. N’oubliez pas qu’avant de donner notre accord à la Loi 78, la CAQ a proposé de nombreux amendements. La CAQ a toujours travaillé à trouver une résolution paisible à la crise et la dernière proposition va dans ce sens », de conclure le candidat de l’Équipe François Legault dans Acadie, Abel-Claude Arslanian.

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