Alarie photos Néhal Nassif, directrice du Centre Y Cartierville: «À l'ouverture, on avait aucune idée de l'impact que le centre allait avoir dans la communauté. C'était le début d'un voyage de découvertes.»
Le Centre Y Cartierville aura bientôt deux ans. Le 24 avril 2010, le complexe sportif ouvrait officiellement ses portes. Le Courrier Bordeaux-Cartierville a rencontré Néhal Nassif, directrice du centre, afin de discuter de l’impact de cette installation dans la communauté.

L’ouverture du YMCA représentait pour plusieurs citoyens l’aboutissement de 16 longues années de démarches et d’attente pour avoir dans le quartier un complexe aquatique, sportif et communautaire. Comment avez-vous vécu ce moment?

Ce qui me touche le plus c’est la fierté que les gens ont d’avoir un si beau centre dans leur quartier. Avant l’ouverture officielle, on avait accueilli des jeunes de la Maison des jeunes pour une joute de basket-ball et ils étaient très heureux. À l’ouverture, on avait aucune idée de l’impact que le centre allait avoir dans la communauté. C’était le début d’un voyage de découvertes.

Une des particularités du centre est le partenariat avec l’arrondissement. Pouvez-vous me parler de cette entente?

On partage le gymnase, la piscine et une salle communautaire ouvert à tous les partenaires locaux. Puisque les organismes viennent dans le centre, ça amène beaucoup d’opportunités. Plusieurs événements se tiennent dans nos locaux. À l’automne, il y a eu le Salon des aînés.

Mis à part ce partenariat, quelles sont les particularités propres à l’installation de Cartierville?

On est le YMCA où il y a le plus d’abonnements famille. Ça nous amène à offrir plein d’activités pour cette clientèle. Une des grandes demandes était des activités que les enfants et les parents peuvent pratiquer ensemble, comme le yoga. Le centre compte aussi beaucoup de membres qui profitent de notre programme Accès pour tous permettant des rabais entre 5 et 50% sur l’abonnement. On a comme principe que personne n’est refusé. Si quelqu’un veut s’inscrire au centre et qu’il n’a pas les moyens, on va faire en sorte qu’il devienne membre avec ce programme.

Parmi les organismes partenaires, on retrouve les écoles Louisbourg, Sainte-Odile et François-de-Laval. Que leur offrez-vous comme opportunité?

On a trois écoles qui viennent utiliser le gymnase. Ils font leurs cours d’éducation physique ici. Les équipes de basket-ball de l’école Louisbourg viennent aussi pratiquer ici après les heures de classes.

Le Centre Jean-Jacques Gauthier de l’hôpital du Sacré-Cœur est situé dans vos espaces. Comment ça s’est décidé?

Sacré-Coeur avait besoin d’un espace pour la recherche et la réadaptation cardiaque. Avant d’être ici, l’équipe avait un tout petit espace au Y de Saint-Laurent, avec quelques bicyclettes et des tapis roulant. C’est à cause de ce partenariat qu’on a construit le deuxième étage. Des patients de l’hôpital font donc leur réadaptation ici. Ils ont un horaire pour réserver des appareils dans la salle d’exercice.

Est-ce qu’il y a des commentaires reçus de la part de résidents par rapport à l’installation sportive que vous vous souvenez particulièrement?

C’est plus un sentiment. On le voit par le respect qui règne dans ce centre. Ce que j’adore c’est qu’on est multiethnique. On accueille aussi des personnes de tous les niveaux socio-économiques et tout le monde s’entend bien. Le respect entre les personnes est très élevé. Tout le monde est traité de la même façon, avec le même respect. Le Y est un lieu où tout le monde dans le quartier peut se rencontrer, être sur le même pied d’égalité et apprendre des choses d’autres cultures avec respect et ouverture. C’est un lieu rassembleur et ça me touche beaucoup.

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