Sylvain Gagnon Des déchets encombrants jonchent encore les trottoirs d’Ahuntsic-Cartierville.
Chaque année aux lendemains du 1er juillet – journée où plusieurs Montréalais changent d’adresse – ce ne sont pas moins de 60 000 tonnes d’ordures ménagères, d’encombrants et de résidus de construction et de rénovation qui sont ramassées par les différents services de collecte de déchets de la Ville de Montréal. Alors que les équipes d’éboueurs redoublent d’effort pour débarrasser les rues de ces encombrants détritus, on remarque que plusieurs objets laissés pour compte sont recyclables ou réutilisables.

« Avant nous avions des équipes spéciales de collecte des encombrants dans Ahuntsic, mais maintenant c’est le service régulier qui s’occupe des gros objets, en plus des déchets domestiques réguliers », affirme le chef de division de la voirie de l’arrondissement, Dominic Paquin. Cet « avant » qu’évoque M. Paquin, c’est lorsque son service s’occupait encore du ramassage des ordures. Depuis, le contrat a été octroyé à une entreprise sous-traitante, Ahuntsic ne s’occupant maintenant que du recyclage.

Pour les semaines suivant « la journée des déménagements », M. Paquin informe que les équipes de collecte doublent leurs effectifs, passant à 14 camions par jour pour le territoire d’Ahuntsic-Cartierville. Mais il semblerait que ce n’est pas encore suffisant. « Les éboueurs ne peuvent pas toujours tout prendre comme les divans et les matelas par exemple, le volume et le format de ces pièces de mobilier n’entre parfois pas dans les camions », indique M. Paquin qui invite les citoyens à faire un effort pour disposer eux-mêmes de leurs encombrants. « On a un écocentre sur notre territoire et les organismes de charité ont toujours besoin de ce genre d’accessoires », rappelle-t-il.

Les écocentres sont des sites de récupération qui permettent aux citoyens de jeter de façon sécuritaire et responsable des objets encombrants, des résidus domestiques dangereux et des matières recyclables. L’objectif des écocentres consiste à valoriser le réemploi, le recyclage, le compostage des déchets domestiques afin de réduire au maximum la masse des déchets voués à l’enfouissement.

Une nouvelle problématique?

Les punaises de lit représentent un enjeu important aux lendemains du 1er juillet. Même si M. Paquin se fait rassurant, spécifiant qu’il n’y a pas de cas répertoriés dans Ahuntsic, il reste qu’il s’agit d’une problématique qu’il ne faut pas prendre à la légère. « les équipes de collecte des ordures ont une procédure claire en ce qui concerne les punaises. Quant à nous à la voirie, si un matelas infesté était retrouvé dans un parc par exemple, nous pourrions recourir aux services d’autres arrondissements afin d’avoir l’équipement nécessaire à l’intervention », rassure-t-il. Selon un sondage Omnibus réalisé pour le compte de la Direction de la santé publique de Montréal (DSP), 2,8 % des ménages résidant sur l’île de Montréal auraient été aux prises avec des punaises de lit en 2011, soit à peu près le même pourcentage (2,7 %) qu’en 2010, d’où l’importance pour la direction de la voirie de se doter de stratégie d’intervention. Mais une fois de plus, la contribution des citoyens est nécessaire pour contrer la prolifération de ces insectes parasites.

L’écocentre l’Acadie est situé au 1200 boulevard Henri-Bourassa Ouest.

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