Amine Esseghir/TC Media Les arbres autour du stationnement du Loblaws constituent un véritable écran végétal qui préserve les résidences voisines.

Le terrain boisé situé derrière l’épicerie Loblaws du boulevard Henri-Bourassa, ne pourra pas servir aux nouvelles constructions. Les élus d’Ahuntsic-Cartierville ont décidé que les développements immobiliers à venir dans ce secteur devront épargner les arbres.

Plantés il y a plus de 15 ans, les arbres autour du stationnement sont aujourd’hui matures. Ils ne font pas partie d’un parc, mais ils constituent un immense écran naturel pour les habitations de la rue Meilleur et de place Fleury. Non protégés, ils auraient pu être abattus par un éventuel promoteur, qui aurait toutefois dû les remplacer.

Les résidents des environs avaient demandé en consultation publique que soit préservée cette coulée verte mise en place au moment de la construction du Loblaws.  Les élus ont adhéré à cette demande. «Nous savions qu’on avait le temps puisqu’aucun chantier n’est prévu dans l’immédiat», a expliqué Émilie Thuillier, conseillère d’Ahuntsic qui a fait mention de cette décision lors du conseil d’arrondissement du 8 février.

Développement
Le magasin d’alimentation est fermé depuis décembre. Pour Luc Villandré, un citoyen du quartier, la préservation du boisé est une bonne nouvelle. «À moyen terme, le terrain du Loblaws accueillera un projet résidentiel à haute densité, un espace vert supplémentaire ne peut qu’être bénéfique.»

Ce changement de cap pourrait donner espoir à M. Villandré et d’autres opposants du Programme particulier d’urbanisme (PPU) Henri-Bourassa Ouest. Cette projection de développement du secteur prévoyait que la coulée verte serait rasée. Comme l’arrondissement a fait marche arrière, à la demande des citoyens, ceux-ci espèrent que les hauteurs des futurs immeubles soient revues à la baisse et que la densité des habitations soit réduite.

«Il y aura une consultation le 16 mars sur le zonage du PPU, annonce Mme Thuillier, on verra plus précisément quelles hauteurs seront permises et surtout, où elles seront autorisées exactement.» Cette rencontre sera la dernière fois où l’opinion publique sera entendue à propos du PPU.

La zone comprend entre autres, la prison Tanguay bientôt désertée, une partie des terrains du centre détention de Bordeaux, les anciens garages du ministère des Transports, les installations de Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), les ateliers municipaux Poincaré désaffectés depuis plusieurs années et une partie du campus du collège Bois-de-Boulogne.

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