Collaboration spéciale Nick Dey Ouvert depuis octobre 2016, le Livart propose  quatre projets en un, toujours en mettant en avant des artistes d’ici.

Près d’un an et demi après avoir ouvert, le centre d’art Le Livart, situé sur la rue Saint-Denis, a reçu un prix mardi dernier lors des 11e Grands Prix du Design de l’Agence PID, dans la catégorie Prix Établissement culturel.

L’ancien presbytère Saint-Jude, qui a été un couvent au cours des années 1960, inclut désormais une école d’art, 13 studios d’artistes, une galerie d’art, une salle multifonctionnelle et trois espaces publics extérieurs. Rien n’est laissé au hasard au Livart, de la nouvelle fenestration à la gestion de l’éclairage.

Dessiné par la SHED architecture, ce lieu qui date de 1930 côtoie aujourd’hui à la fois le moderne et l’ancien. En effet, les fondateurs du Livart, Marc O’Brien-Miro et Cindy Tessier-Trudeau, souhaitaient absolument préserver le patrimoine de ce presbytère, tout en y intégrant des éléments modernes.

«L’espace était très fragmenté et il n’y avait pas vraiment de communication entre les nombreuses pièces, c’était important pour nous d’avoir la flexibilité de l’espace, donc SHED est venu agrandir  la volumétrie de certaines pièces pour favoriser nos activités», commente le cofondateur.

Selon lui, la qualité du design et de l’architecture de l’espace est incroyable. «Les architectes ont fait un travail remarquable alors que c’était un vrai challenge, on voulait conserver le cachet et l’esprit original. Ils ont fait des interventions très ponctuelles et respectueuses du lieu qui s’harmonisent très bien», ajoute-t-il.

Si les boiseries d’origine ont été conservées, le choix du blanc dominant neutralise les nombreuses ornementations et ouvre l’espace.

«Ils ont su moderniser par des interventions ponctuelles, tout en faisant un petit clin d’œil au passé en conservant des boiseries dans certains endroits, tout comme l’escalier majestueux qui mène au 2e étage, que nous avons réussi à garder. La SHED c’est vraiment leur force, ils sont soucieux des petits détails et c’est ce qui fait toute la différence», souligne M. O’Brien-Miro.

Quatre projets en un

Ouvert depuis octobre 2016, le Livart propose  quatre projets en un, toujours en mettant en avant des artistes d’ici. Ces derniers peuvent venir créer dans l’un des 13 studios d’art situés au niveau des étages supérieurs.

Le rez-de-chaussée propose une galerie d’art nouveau genre avec des expositions en solo ou en groupe, sous une thématique commune. Des ateliers d’art sont aussi offerts où adultes et enfants viennent créer, comme dernièrement les ateliers de Lego et le sous-sol est un espace multifonction où plusieurs évènements peuvent être organisés.

«Ce type de projet n’est pas facile à concevoir, c’est un défi opérationnel  et au niveau de la conception de l’espace. Il faut s’assurer d’harmoniser tous ces différents projets sous un même toit. Mais nous sommes agréablement surpris, car la communauté nous supporte amplement, il y a un vrai engouement», explique M. O’Brien-Miro.

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