Après des années d’attente, la Ville de Montréal a confirmé qu’elle investira 15 M$ sur trois ans pour le projet de réaménagement majeur de la rue Sherbrooke Est, entre la 40e avenue et le pont Le Gardeur.

À partir de 2017, les chantiers se succéderont dans la rue Sherbrooke. Ceux-ci permettront de transformer une «route de campagne» en une «rue urbaine, digne d’une belle entrée sur l’île», selon Chantal Rouleau, mairesse de RDP-PAT.

Cette dernière ne cache pas sa joie de voir enfin débloquer ce projet «datant de plusieurs décennies».

«C’est une très bonne nouvelle, une énorme satisfaction pour l’arrondissement», ajoute-t-elle.

Cet investissement de la part de la Ville centre, inscrit au Programme triennal d’immobilisations (PTI) 2017-2019, fait suite au Plan de développement urbain, économique et social (PDUES) mis en place par l’arrondissement RDP-PAT, après avoir travaillé de concert avec des citoyens, des organismes, des commerçants et des intervenants municipaux.

Le plan prévoit l’amélioration d’intersections, notamment celle formée avec le boulevard de la Rousselière. Le tracé de la rue Sherbrooke va être resserré et les bretelles de circulation seront retirées.

La travée de la rue Sherbrooke direction ouest, près de l’intersection de la rue Henri-Bourassa, sera rabattue vers le sud.

Il y aura également des réaménagements entre le boulevard de la Rousselière et le viaduc ferroviaire.

Le but de ces futurs travaux sera d’améliorer les déplacements locaux et de transit ainsi que les transports collectifs et actifs, car les «conditions ne sont actuellement pas idéales», selon la mairesse.

«Les gens se déplacent beaucoup à pied et à vélo et pour le moment ça s’y prête mal», souligne Sébastien Otis, attaché politique au cabinet de la mairesse Rouleau.

La rue Sherbrooke est utilisée différemment selon les différents endroits: l’artère commerciale, le Quartier de la gare et la Pointe de l’île. Chaque endroit va être réaménagé afin de faciliter la vie des usagés :

«Il y a une portion de la rue Sherbrooke où il n’y a pas de trottoirs et les citoyens s’en plaignent beaucoup, mentionne M. Otis. Cela va être rectifié afin qu’ils puissent prendre l’autobus de façon plus sécuritaire».

Les infrastructures vont être mises à niveaux, notamment dans le but de «maximiser l’espace disponible» pour la construction immobilière et mettre en valeur le futur Quartier de la gare.

Un design moderne sera créé pour le développement immobilier et de nouvelles offres de services. Des développements résidentiels proches de la gare et autour de l’intersection du boulevard Henri-Bourassa et de la rue Sherbrooke vont changer «radicalement le paysage de l’artère».

Avec ce développement immobilier et les nouveaux habitants que cela va apporter, M. Otis explique que l’offre de transport collectif va être améliorée: «Plus un secteur se densifie, plus la demande en transport est importante, la Société des Transports de Montréal (STM) est ouverte à revoir la fréquence des autobus et certains circuits pourraient être revus.»

La desserte commerciale sera aussi intensifiée autour du supermarché implanté sur le boulevard de la Rousselière et des espaces commerciaux verront le jour à proximité de la gare.

Les appels d’offres de ce «projet majeur important et bénéfique pour la population» devraient être lancés à partir de 2017.

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