Claude_Duchaine] Mise en vente des terrains réhabilités. Vue aérienne du site en date de mai 2016.

Sept ans après la fermeture de la raffinerie Shell de Montréal-Est, l’entreprise qui décontamine depuis des années les immenses terrains laissés vacants, Groupe Laganière, en prend possession.

Les 228 acres de terrains permettront à Groupe Laganière, entreprise établie à Montréal-Est depuis 55 ans, de poursuivre [son[ expansion et de prévoir [son] développement futur, affirme sa directrice du développement et du marketing, Valérie Laganière, dans une déclaration commune transmise à TC Media.

Pour sa part, Shell se réjouit d’avoir «atteint [son] objectif en transférant [ses] terrains vacants à une entreprise locale et familiale, spécialisée en évaluation et gestion environnementale», déclare le directeur de portefeuille pour Shell Immobilier – Amériques, Pierre-Olivier Simard.

La transaction et passation officielle des propriétés fut conclue la semaine dernière. L’entente fut signée le jeudi 14 décembre et enregistrée le 15 décembre.

En juin 2016, Shell a mis en vente quatre lots ayant fait l’objet de plusieurs offres. Totalisant près de huit millions de pieds carrés, ils forment le plus grand site terrestre en vente sur l’île de Montréal, a fait valoir le courtier Lloyd Cooper, de l’agence Cushman & Wakefield.

Les terrains ont accueilli la raffinerie Shell de Montréal-Est de 1933 à 2010. Laganière y mène une décontamination depuis plus de cinq ans.

Transition
En se portant acquéreur de terrains qu’il connaît, Groupe Laganière sera à même de les séparer en plusieurs lots et de les revendre pour les développer, espère le maire de Montréal-Est.

«C’est une excellente nouvelle, une transition importante pour le futur», dit Robert Coutu, fier de voir une entreprise locale remporter un appel d’offres international.

Au terme d’un développement, les terrains généreraient autant, voire plus que les cinq millions de dollars en taxes foncières et les centaines d’emplois que rapportait la raffinerie Shell, rêve le maire.

«L’idéal serait de renverser ce qui a été fait en 2009, en plus de prolonger la route du boulevard Joseph-Versailles, et avec Laganière, ce sera encore plus facile. Je suis fier que ce soit une entreprise de chez nous», dit-il.

Superbe opportunité
Des terrains de cette ampleur pourraient attirer de nombreuses entreprises se réjouit la Chambre de commerce de l’est de Montréal (CCEM), qui parle d’une «très belle et grande nouvelle».

Ils représentent une «superbe» opportunité de développement économique, de création d’emploi, d’investissements importants dans l’est et de réaménagement.

«On souhaite que se réalise l’arrivée de nouveaux joueurs économiques dans l’est, qui génèrent des emplois qualifiés, bien rémunérés. Si en plus, on développe une expertise ou renforce celle existante, c’est de bon augure. C’est l’occasion de redéfinir l’identité économique de l’est de Montréal», réagit la PDG de la Chambre, Christine Fréchette.

La transaction bénéficie du soutien du Fonds d’action CSN et d’Investissement Québec, signe que ces instances «ont à cœur le devenir» des terrains, souligne Mme Fréchette.

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