Amélie Gamache Pascal Dion, qui juge avoir déjà prouvé être un patineur dangereux dans l’épreuve à relais, espère développer davantage ses performances individuelles.

Fort de sa récente troisième place aux Championnats canadiens, c’est avec une confiance débordante et un enthousiasme évident que le patineur de vitesse sur courte piste Pascal Dion s’apprête à s’envoler vers les deux premières compétitions internationales de la saison.

L’athlète participera d’abord à la première Coupe du monde, qui se déroulera à Calgary du 2 au 4 novembre, avant de se rendre quelques jours plus tard à Salt Lake City. En tout, six Coupes du monde sont prévues pendant la saison 2018-2019.

Il y vise de terminer parmi les huit premiers dans toutes les épreuves individuelles. « Je veux quelques médailles individuelles avant la fin de l’année, indique le jeune sportif de 24 ans. Mon but pour ces deux premières compétitions est d’abord de voir où j’en suis par rapport aux patineurs internationaux, voir comment ils ont progressé, et de continuer de prendre un peu d’expérience, car je ne n’ai pas beaucoup coursé l’an dernier. »

Il affirme aborder les courses avec plus de confiance et d’agressivité. « J’ai beaucoup travaillé mon mental; je ne me laisse plus intimider par les gros noms et j’attaque pour gagner. J’ai changé mon état d’esprit, et ça paraît. »

Médaillé de bronze au relais 5000m lors des derniers Jeux olympiques, à Pyeongchang, il ne lui fait toutefois aucun doute que l’équipe réitérera ses exploits et lui permettra de rentrer au Québec avec au moins une médaille au cou.

Une équipe canadienne complice et toute québécoise

Les six membres de l’équipe canadienne, qui compte entre autres le champion du monde en titre Charles Hamelin et le médaillé d’or olympique sur 1000m Samuel Girard, sont québécois. Le plaisir qu’ils ont à s’entraîner ensemble est palpable.

« Nous nous sommes tous améliorés cet été; on se challenge et on tire vers le haut, estime Pascal Dion. On a du fun comme jamais! »

L’arrivée d’un nouvel entraîneur, le quadruple médaillé olympique Éric Bédard – très émotif et impliqué, selon les athlètes interrogés – n’est pas étrangère à l’ambiance améliorée qui règne dans le vestiaire de l’équipe.

« L’esprit de corps, l’esprit d’équipe, c’est tellement important, confirme celui qui a remplacé Derrick Campbell après 12 ans de service. Tu veux que les gars soient prêts à partir et s’éclatent en course, et c’est ce que je ressens présentement. »

C’est pour former cette chimie que M. Bédard accorde beaucoup d’importance à l’épreuve du relais, sur lequel il a voulu travailler en priorité durant l’été. « C’est parfait pour créer cette synergie, apprendre à se connaître en course, autant pour eux de savoir comme moi je coache en compétition, et pour moi de savoir comment ils réagissent dans cette situation », explique-t-il, avant de souligner que cela permettra également d’augmenter la confiance, déjà élevée, et de jeter les bases pour la suite de la saison.

« Si on performe bien dans le relais, les épreuves individuelles vont arriver d’elles-mêmes », ajoute-t-il.

Un champion du monde de Pointe-aux-Trembles?

Si les six patineurs participeront aux six Coupes du monde 2017-2018, seulement trois d’entre eux se qualifieront pour les Championnats du monde qui se dérouleront en Bulgarie en mars 2019.

Charles Hamelin et Samuel Girard sont bien sûr en bonne position, « mais Pascal et Steven Dubois poussent et peuvent certainement aussi y aspirer. Il y aura une belle bataille positive à l’interne », estime M. Bédard, qui a également été entraîneur des équipes allemande et italienne.

Selon Pascal Dion, le jeune Steven Dubois a d’ailleurs réalisé lors d’un entraînement il y quelques jours le tour de piste le plus rapide jamais enregistré au Canada.

Les deux patineurs ont fait leurs classes au centre d’entraînement de Pointe-aux-Trembles, tout comme les deux membres remplaçants de l’équipe canadienne, Maxime Laoun et Mathieu Bernier, qui résident également dans le quartier.

 

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