Isabelle Bergeron Le nouveau règlement d’affichage doit être adopté lors du prochain conseil d’arrondissement, le mardi 4 décembre, avant d’être en vigueur.

Les consultations auprès des commerçants au sujet du projet de règlement encadrant l’affichage commercial du Vieux Pointe-aux-Trembles ont incité l’Arrondissement à présenter une nouvelle mouture, plus flexible, de sa politique qui avait généré son lot d’inquiétude au cours des derniers mois.

L’objectif de doter le secteur historique d’une identité visuelle propre reste entier, mais certaines dispositions plus controversées sont absentes de la version présentée le lundi 26 novembre, lors d’une consultation publique qui a attiré une dizaine de citoyens.

« Initialement, les commerçants avaient deux ans pour se soumettre au règlement, mais nous avons convenu de retirer cette obligation », a expliqué Yann Lessnick, conseiller en planification de l’arrondissement.

Les commerçants ayant déjà pignon sur rue jouiront d’une présomption de droits acquis, qui sera toutefois brisée si l’établissement change de propriétaire ou lors d’une demande de certificat de modification d’enseigne.

Chaque nouvelle demande de permis d’enseigne sera désormais évaluée au cas par cas, en fonction de certains objectifs, mais « dans une perspective de négociation », a souligné M. Lessnick.

Il n’est plus question de « lettrage de couleur claire sur un arrière-plan de couleur foncée », tel qu’indiqué dans un précédent guide de l’arrondissement, qui n’avait toutefois aucune portée légale.

Présente lors de la consultation publique, la présidente de l’Association des commerçants et professionnels du Vieux Pointe-aux-Trembles, Joanne Paiement, a bien accueilli la nouvelle proposition.

« Il y avait des craintes au niveau des coûts que cela aurait pu engendrer pour les petits marchands, a-t-elle affirmé. Mais en levant l’échéancier de deux ans, et en y allant au cas par cas, ça chante tout. Il y aura du dialogue, et ça me réjouit. »

Un cadre moins rigide

Le règlement vise le segment de la rue Notre-Dame situé entre le boulevard Saint-Jean-Baptiste et la frontière qui sépare l’arrondissement et la Ville de Montréal-Est

Une seule enseigne par façade sera désormais permise par établissement, laquelle enseigne ne devra pas dépasser la moitié de la largeur de l’établissement auquel elle est associée. « Si un établissement a plus de 1000 pieds carrés de superficie de plancher, il sera toutefois possible d’installer deux enseignes par façade », spécifie M. Lessnick.

Les enseignes devront être posées à plat ou sur une avancée du bâtiment, et il ne sera pas permis d’en installer au sol ou sur poteau, sauf quelques exceptions.

Une enseigne en saillie supplémentaire sera également permise, d’une superficie d’un mètre carré ou moins.

La mairesse suppléante, Suzanne Décarie, qui a rencontré à deux reprises les commerçants et propriétaires du secteur au début du mois d’octobre, s’est déclarée satisfaite de la nouvelle proposition et de la façon dont les consultations se sont déroulées.

« Je crois que nous sommes parvenus à nous entendre et que tout le monde sort content du processus », témoigne-t-elle.

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