Nicole Léger, députée de Pointe-aux-Trembles et présidente du caucus péquiste, s’estime aujourd’hui chanceuse: son cancer de la langue a été diagnostiqué rapidement, alors qu’il n’était qu’au premier stade. Maintenant guérie, elle raconte son histoire à TC Media pour donner de l’espoir à ceux qui souffrent encore de la maladie.

Début septembre. Alors que les députés se préparent à se rendre à Québec pour le caucus de la rentrée et l’ouverture d’une nouvelle session à l’Assemblée nationale, Nicole Léger, elle, est sur une table d’opération à l’Hôpital général de Montréal.

Les médecins doivent lui faire une incision à la langue afin de retirer une tumeur maligne. Les ganglions lymphatiques près de l’oreille sont également retirés par mesure préventive.

«Même s’il avait peu de risques, on ne sait jamais si on va rester sur une table d’opération», dit-elle.

Celle qui devait rester un mois en convalescence n’a pas tardé à retourner au boulot.  «Deux semaines après l’opération je tournais en rond chez nous, je ne savais plus quoi faire, je suis habituée à être occupée tout le temps», raconte-t-elle.

En plus de ses responsabilités professionnelles, elle suit une thérapie pour réapprendre à parler. Elle en aura encore pour deux ou trois mois avant de pouvoir prononcer correctement tous les mots. Une situation plutôt inusitée pour une parlementaire.

«Je travaille beaucoup avec la parole. Je dois souvent prononcer des discours en public. J’avais un peu peur de la réaction des gens, je m’attendais à des vacheries ou des commentaires méchants, parce que c’est comme ça que ça marche en politique. Les gens sont roughs, mais tous mes collègues à l’Assemblée nationale se sont montrés plutôt indulgents et compréhensifs.»

Personne n’est à l’abri
Tout a commencé lors de son rendez-vous annuel chez le dentiste.

«Il a détecté une petite plaie dans ma langue et m’a référé vers un pathologiste. On a fait faire une biopsie, et deux semaines après, on me l’annonçait, j’avais une tumeur maligne à la langue.»

La députée qui prend sa santé très au sérieux et qui a l’habitude de bien s’informer lorsqu’elle doit faire face à des situations pareilles, ne s’est pas sentie prise au dépourvu lorsqu’on lui a annoncé la mauvaise nouvelle.

«Je suis quelqu’un de très studieux, alors à partir du moment où l’on a fait une biopsie, je suis allée lire et voir tout ce que je pouvais sur internet. Je voulais être prête à toute éventualité et j’ai bien fait. Lorsque le médecin est venu me voir, j’ai posé toutes les questions que j’avais à poser.

«J’étais plutôt sereine au moment où on m’a annoncé que j’avais un cancer.» – Nicole Léger

La députée qui représente sa circonscription depuis près d’une vingtaine d’années, s’estime chanceuse qu’on ait décelé son cancer «à temps».

«C’était encore au stade 1, donc, pas besoin de radio thérapie ou d’autres sortes de traitement. Les risques étaient présents, mais minimes. Il fallait se faire opérer, oui, mais ça aurait pu être pire.»

Elle rappelle, qu’elle veut par ce témoignage, envoyer un message d’espoir aux citoyens aux prises avec le cancer.

«On peut s’en sortir. On peut être guéris du cancer. C’est important de le dire, il faut avoir confiance dans la vie et se battre jusqu’à la fin.»

«Maintenant je suis beaucoup plus attentive aux gens autour de moi et j’apprécie tous les petits détails de la vie.»

 

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