Samantha Velandia/TC Media Le clocher a été forgé et érigé au milieu des années 50.

Le clocher de l’église Saint-Octave sera conservé par la Ville de Montréal-Est. Le conseil municipal a autorisé une dépense de 60 000$ pour le démantèlement, le transport et la réinstallation du clocher au parc Henri-Leroux à l’angle de la rue Notre-Dame et de l’avenue Broadway.

Cette décision survient après la mobilisation d’une quinzaine de citoyens pour sauver le clocher considéré par l’Atelier d’histoire de Pointe-aux-Trembles (AHPAT) comme «un monument ayant une valeur architecturale et historique importante.»

Le maire Robert Coutu explique qu’une réflexion au sujet de la préservation du clocher avait été entamée par les membres du conseil municipal il y a plusieurs mois.

«Nous avions commencé à songer à cela depuis les Fêtes. La décision n’était pas prise, mais il fallait envisager toutes les options, négocier avec l’entrepreneur et consulter les citoyens, dit-il. Les avis étaient assez partagés, mais nous comprenons que c’est une question d’identité et de préservation de l’histoire, alors nous avons fait le choix le plus logique, soit sauvegarder le clocher.»

Rappelons que l’église Saint-Octave sera démolie afin de faire place à un projet immobilier. Le clocher, une structure à part entière située à quelques pas de l’église, a été vendu au promoteur du projet, le Groupe Magma. Les cloches, en revanche, appartiennent toujours à la municipalité.

«Le promoteur s’est montré ouvert à notre proposition, c’est pour ça que nous pouvons aller de l’avant avec ce projet», a déclaré le maire pendant la période de questions citoyenne au conseil municipal dernier.

L’élu indique d’ailleurs qu’un budget sera consacré à l’entretien du clocher. «Nous allons réserver des sommes raisonnables afin de le peinturer et de l’illuminer.»

Il ne pense pas toutefois que le clocher sera «fonctionnel». «Je ne vois pas l’utilité de le rendre fonctionnel. Je ne sais pas dans quelles circonstances on le ferait alors je ne pense pas qu’on va mettre des efforts là-dessus.»

Contente mais surprise
La conseillère de l’opposition et leader de la mobilisation pour la sauvegarde du clocher, Sylvie Dauphinais, s’est dite heureuse, mais surprise de la décision du maire Coutu.

«Je suis contente parce que c’est la raison pour laquelle je me battais, mais j’avoue que je ne m’attendais pas à ce que ça soit le maire lui-même qui propose la préservation du clocher pendant le conseil.»

Un autre parc souhaité
Maurice Vanier, représentant de l’AHPAT, déplore l’endroit choisi pour l’installation du clocher.

«On va mettre cette œuvre d’art public dans un parc où elle aura très peu de visibilité. Je trouve cela décevant que le maire ait agi en mauvais joueur et qu’il accorde un si mauvais traitement à ce monument.

M. Vanier indique que l’endroit idéal, aurait été le parc de l’Hôtel-de-Ville, en bordure du fleuve Saint-Laurent.

«La ville ne veut pas le mettre là sous prétexte que ces terrains appartiennent au Port de Montréal, mais on a déjà le monument des vétérans sur place, ainsi qu’un kiosque alors je ne comprends pas pourquoi on ne peut pas installer le clocher là.»

Le clocher bâti au milieu des années 50 sera installé à son nouvel emplacement à compter de cet été.

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