Collaboration spéciale Une nouvelle coalition formée par plusieurs institutions au Québec appui le projet de pipeline d'Énergie-Est.

Alors que les audiences de l’Office nationale de l’énergie (ONÉ) sur le l’oléoduc Énergie-Est sont sur le point de commencer, une nouvelle coalition patronale-syndicale formée de neuf associations et organismes de la province s’est exprimé afin de donner son appui au projet.

Le projet qui vise la construction d’un pipeline d’une longueur de 4600 kilomètres transportant environ 1,1 millions de barils de pétrole brut par jour de l’ouest canadien vers trois raffineries de l’est du Canada, serait l’un des projets les plus mobilisateurs en matière d’emploi au Québec au cours des 25 dernières années, selon les membres de la coalition.

«Au cours des trois dernières années nous avons remarqué une baisse de 40 % des heures de travail pour les travailleurs québécois dans le secteur industriel. Il serait maladroit de ne pas prendre en considération l’impact que ce projet de pipeline aura sur ces emplois, nous devons saisir cette opportunité», indique Michel Trépanier du conseil provincial des métiers de la construction au Québec lors d’une conférence de presse tenue au centre-ville de Montréal ce matin

Stéphane Forget, représentant de la Fédération de chambres de commerce du Québec (FCCQ) souligne le fait que ce projet d’investissement privé générera pour les gouvernements des revenus fiscaux estimés à plus de  10 milliards au-delà des retombées économiques  estimées à 55 milliards de dollars au produit intérieur brut (PIB) du Canada.

«Nous voulons que les gouvernements et les citoyens abordent ce projet avec une vision pragmatique et cohérente. Il ne faut pas rêver en couleur, nous consommons encore beaucoup de pétrole et nous le ferons encore longtemps malgré notre volonté collective d’aller vers des sources d’énergie plus vertes. Il est important de réduire notre dépendance au pétrole importé, c’est notre chance de le faire», dit-il

Un projet essentiel dans l’est de Montréal
André Brunelle, de l’Association industrielle de l’est de Montréal (AIEM), a rappelé l’importance de ce projet dans l’est de Montréal.

«Ce projet assure non seulement la survie de la raffinerie et le terminal qui sont dans notre secteur, mais aussi, celle de tous les gens qui travaillent dans la chaîne pétrochimique. Nous avons beaucoup d’entreprises qui travaillent avec du pétrole comme matière première et nous devons avoir accès à du matériel de qualité et abordable si nous voulons continuer à faire rouler notre économie», fait valoir M. Brunelle.

Ce dernier ajoute que l’objectif de la coalition est non seulement de démontrer son appui au projet, mais d’inviter les citoyens à faire partie du débat.

«Nous ne voulons pas avoir carte blanche dans ce projet, mais inviter les gens à se renseigner, à soulever des débats, à poser des questions, bref à donner une opportunité à ce projet.»

Confiance en l’ONÉ
Questionnés au sujet du fait que le maire Denis Coderre s’est dit mal à l’aise que des commissaires attitrés au dossier aient rencontré Jean Charest, alors qu’il était consultant pour Transcanada, les membres de la coalition se sont dits confiants à propos de «l’intégrité» et le «savoir-faire» des experts de l’agence fédérale.

«Nous comprenons et respectons les préoccupations du maire, mais nous croyons aussi dans le processus qui s’enclenche et dans l’expertise et l’intégrité des commissaires qui participeront aux audiences», souligne Stéphane Forget de la FCCQ.

Les séances publiques qui commenceront lundi prochain se dérouleront jusqu’en décembre le long des 4600 km du tracé.

En 2017, le gouvernement du Québec fera aussi connaître sa position après avoir mené sa propre consultation publique. Un processus d’évaluation des émissions de GES, longtemps demandé, sera aussi mené en parallèle. Le rapport et les recommandations de l’ONÉ sont attendus en mars 2018. Le premier ministre Trudeau aura alors six mois pour faire connaître sa position.

Membres de la coalition

  • Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec
  • Association industrielle de l’Est de Montréal
  • Association des firmes de génie-conseil – Québec
  • Association des propriétaires de machinerie lourde du Québec
  • Chambre de commerce du Montréal métropolitain
  • Conseil du patronat du Québec
  • Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International)
  • Fédération des chambres de commerce du Québec
  • FTQ-Construction

 

 

 

 

 

 

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