Photo gracieuseté - Les Films Séville Le film est en salle depuis le 10 avril. Il est présenté dans cinq cinémas de Montréal.

En 2008, le scénariste Jean-Hervé Désiré a commencé à plancher sur un scénario pour parler des problématiques que vivent les jeunes, dont ceux provenant de minorités ethniques, habitant des quartiers défavorisés. La mort de Fredy Villanueva, tué par un policier dans un parc de Montréal-Nord, l’a convaincu de poursuivre l’écriture.

«Ça m’a donné le coup de pied qu’il me fallait et ça m’a confirmé que c’était quelque chose dont il fallait parler», dit le scénariste.

«Souvent, on entend parler de ces gens seulement quand ils sont morts ou quand ils se font arrêter», déplore-t-il.

Collé à la réalité
NOIR raconte l’histoire de quatre jeunes de 16 à 26 ans qui vivent dans le même quartier où la violence, la drogue et la prostitution font partie du quotidien. Il s’agit d’un regard sur l’univers des gangs de rue, un milieu que l’auteur a côtoyé, sans en faire nécessairement partie.

Il s’est beaucoup inspiré de son vécu et de ses connaissances lors de l’élaboration du scénario. «Tous les trucs que j’ai écrits ont existé. Le film est basé sur des gens que je connaissais, mais j’ai suffisamment brouillé les pistes pour ne pas identifier personne», assure M. Désiré.

Il ne voulait pas non plus identifier un quartier en particulier, pour ne pas stigmatiser un secteur, mais aussi parce que cette réalité peut être vécue à plusieurs endroits. C’est pourquoi des scènes ont été tournées dans différents arrondissements de Montréal et dans d’autres villes, relate-t-il.

Jeunesse à Rivière-des-Prairies

Jean-Hervé Désiré, né à Haïti, est arrivé à Montréal à l’âge de six ans. Il a passé une bonne partie de son adolescence à Rivière-des-Prairies et se rendait souvent voir des amis et des membres de sa famille à Montréal-Nord.

«Mes parents savaient que le phénomène des gangs de rue existait et ils voulaient me protéger. Mais, j’étais un jeune garçon très curieux», se rappelle l’homme aujourd’hui âgé de 44 ans.

En plus de faire connaître la réalité de cet univers au grand public, qui en a souvent une vision déformée en raison des préjugés, Jean-Hervé Désiré avait aussi un message clair à faire passer.

«On connait tous la différence entre le bien et le mal. Tous les personnages dans le film sont confrontés à certains dilemmes. Nous verrons s’ils sont assez forts et feront le bien ou s’ils sont trop faibles et feront le mal», philosophe-t-il.

Porté au grand écran
Une fois son scénario terminé, il l’a déposé chez plusieurs producteurs en juin 2009.

Cinq mois plus tard, il recevait un appel de Nicole Robert, de GO Films. Elle se montrait intéressée et a demandé si elle pouvait le soumettre au réalisateur Yves Christian Fournier, qui s’intéressait déjà à ce genre de sujet.

NOIR est le deuxième long métrage de M. Fournier, lui qui a réalisé Tout est parfait, en 2008, un film qui lui a valu plusieurs distinctions dans certains festivals internationaux.

Le réalisateur n’était malheureusement pas disponible lors de l’entrevue.

On peut voir le film NOIR à l’Excentris, au cinéma Beaubien, aux Méga-Plex Lacordaire 16 et Pont-Viau 16, ainsi qu’au Cineplex Odeon Quartier Latin.

 

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