Hugo Lorini / TC Media La première séance du conseil à la Maison du citoyen devrait avoir lieu le 1er septembre prochain

Quatre ans après l’achat du couvent des sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, le projet controversé de la Maison du citoyen à l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles verra finalement le jour à compter du mois de juillet prochain.

Construit en 1922, le bâtiment a été entièrement rénové au coût de 15 M$. Il accueillera près de 125 employés provenant de plusieurs départements de l’arrondissement.

«Nous avons choisi cet emplacement car il est situé à un endroit stratégique de l’arrondissement, explique la mairesse, Chantal Rouleau. Il est tout près du boulevard Saint-Jean-Baptiste, qui relie les deux quartiers, ce qui le rendra accessible à tous les citoyens.»

L’édile ajoute que le projet contribuera à la revitalisation du Vieux-Pointe-aux-Trembles, ainsi qu’à la conservation du patrimoine architecturale et historique de l’arrondissement.

«Nous avons fait beaucoup d’efforts afin de conserver le style architectural propre à cette bâtisse qui date de plusieurs années. Je me souviens que lorsque nous avons fait l’acquisition du terrain, les sœurs de la congrégation étaient venues me voir pour me remercier de vouloir redonner une deuxième vie à leur immeuble.»

Martin Coutu, directeur adjoint de l’arrondissement, explique pour sa part que la centralisation des services à la Maison du citoyen, favorisera une synergie entre les différentes équipes de travail de l’administration.

«Les déplacements seront réduits, ce qui nous permettra d’être plus efficaces. Il sera plus facile de communiquer et donc d’avancer dans nos dossier dans des délais plus courts.»

Ainsi, la mairie de l’arrondissement, la salle du conseil, le bureau Accès Montréal (BAM) de Pointe-aux-Trembles, le comptoir des permis et d’inspection, une salle communautaire, ainsi que quatre bureaux administratifs seront aménagés à la nouvelle bâtisse située en bordure du fleuve sur la rue Notre-Dame.

«Nous allons tout de même maintenir des points de service à Rivière-des-Prairies, tels que le BAM, et un bureau pour rencontrer les élus, sur le boulevard Maurice-Duplessis.»

Nature des travaux
La bâtisse, acquise en juin 2011 au coût de 3 M$, sera un endroit accessible et «vert».

«Cette nouvelle maison appartient essentiellement aux citoyens. Nous avons donc des aménagements conçus en fonction de la politique d’accessibilité universelle, ainsi que des espaces dédiés aux familles», signale Mme Rouleau.

La bâtisse qui a été agrandie, disposera d’une salle communautaire avec une vue imprenable sur le fleuve. Elle pourra accueillir un maximum de 120 personnes et pourra être divisée en trois parties au besoin.

Les citoyens pourront utiliser le transport en commun, ainsi que leur voiture pour se rendre sur les lieux où il sera possible de se stationner.

Plusieurs matériaux, dont des portes et des fenêtres, ont été triés et réutilisés afin de conserver les éléments architecturaux d’origine ainsi et pour épargner des coûts.

Le budget
Le prix initial du projet, qui était fixé à 12 M$, a été largement dépassé et a atteint le cap des 18 M$.

«Nous avons eu des mauvaises surprises au cours des rénovations. Nous avons dû passer beaucoup de temps à décontaminer parce qu’il y avait plus d’amiante que prévu, précise Mme Rouleau. Nous avons également découvert un vieux cimetière français datant des années 1700, alors les fouilles archéologiques ont retardé les travaux, ce qui a augmenté les coûts.»

M. Coutu se fait toutefois rassurant par rapport au dépassement des coûts.

«Avec la centralisation des services, nous allons épargner 1M $ en baux, ce qui nous permettra de récupérer rapidement ces sommes», dit-il.

Une journée portes-ouvertes, dont la date n’est pas encore connue, aura lieu au courant de l’été afin que les citoyens puissent visiter la nouvelle bâtisse.

«J’espère que les citoyens sauront s’approprier ce nouvel espace qui leur appartient. Notre but maintenant est de faire en sorte que les gens se sentent chez eux quand ils viennent ici, alors, nous espérons les voir en grand nombre bientôt», conclut Mme Rouleau.

À lire également: Un cimetière des années 1700 retrouvé à Pointe-aux-Trembles

 

 

 

 

 

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