Nafi Alibert Jean-Samuel Blanc lors de sa conférence du vendredi 16 mars au Collège Saint-Jean-Vianney.

Jean-Samuel Blance des Alouettes de Montréal a troqué sa position de centre-arrière pour celle de coach… de motivation lors de son passage au Collège Saint-Jean-Vianney où il a encouragé les élèves de secondaire 1 et 2 à ne pas décrocher et à persévérer dans leurs études.

«À cet âge-là c’est souvent plus difficile de rester motivé, j’essaie d’être une source d’inspiration pour ces jeunes en leur partageant mon parcours, partage le joueur numéro 42. Si je peux en influencer ne serait-ce qu’un seul, j’ai fait mon travail.» Depuis 3 ans, le joueur parcourt les écoles de la métropole dans le cadre du programme Ensemble à l’École.

Vendredi dernier, c’était au Collège Saint-Jean-Vianney qu’il est venu faire son speech devant une assemblée d’élèves surexcitée, mais attentive au message que le joueur était venu livrer.

«C’était très inspirant, je retiens que même si le monde est contre toi, tu peux continuer d’avancer et suivre tes rêves», explique Omar-Nadir, élève de secondaire 1 qui aimerait devenir joueur de soccer professionnel.

Contrer les tacles
En véritable orateur, Jean-Samuel Blanc a captivé son auditoire en ponctuant sa conférence d’histoires et d’anecdotes qui relataient qu’il est parti de loin avant de devenir l’athlète professionnel qu’il est aujourd’hui.

«J’ai grandi à Laval dans une très grande famille avec trois frères et  deux sœurs, commence-t-il. Mes parents ont quitté Haïti pour que j’aie une meilleure éducation qu’eux. Je pense qu’ils sont allés au maximum jusqu’en sixième année, parce qu’ils ont dû travailler tôt pour subvenir aux besoins de leur famille».

Nataniel, sous les couleurs des Dragons du Collège-Saint-Jean-Vianney et Jean-Samuel des Alouettes partagent la même passion et le même nom.

Conscient des efforts réalisés par ses parents pour lui donner une «meilleure vie que celle qu’ils avaient connue», Jean-Samuel Blanc a tenté de transmettre aux jeunes les valeurs qu’on lui a inculquées et qui l’ont aidé à gravir les marches une à une: la sagesse, le respect et la discipline.

«L’école il ne fallait pas que je niaise avec cela, mais dès 8 ans, j’avais déjà des problèmes. Pas parce que j’étais un mauvais élève, mais parce que j’étais turbulent», confie celui qui a plongé dans le football pour compenser ce petit obstacle et a réussi à concilier études et sport de haut niveau.

Qu’ils le connaissent déjà ou pas, les élèves ont été fascinés par le fait de voir une «vedette» dans leur école. Et Jean-Samuel Blanc le sait quand il dit que ces jeunes peuvent s’identifier au sportif de haut niveau qu’il est devenu.

«J’ai été à leur place! Oui, très jeune j’étais déjà un gars un peu plus fort et un peu plus gros que les autres, mais je n’avais pas non plus des atouts physiques extraordinaires, j’étais comme eux, confie-t-il. Moi aussi j’ai été tanné de l’école. Puis, c’est en gérant bien mon temps et en mettant les bons efforts à la bonne place que j’ai fait en sorte de me rendre où je me suis rendu.»

20 ans de persévérance
Lancé en 1998, le programme communautaire Ensemble à l’école souffle cette année ces 20 bougies.

«Ces jeunes représentent notre avenir et sont les futurs leaders de notre société, et nous sommes fiers de pouvoir servir de source de motivation afin qu’ils poursuivent leurs études. Les statistiques démontrent qu’un jeune qui reste sur les bancs d’école est plus enclin à faire de bons choix de vie, à bien s’entourer et à mener une vie saine et active. Alors nous contribuons non seulement à former des gens plus instruits, mais aussi de meilleures personnes», a déclaré Patrick Boivin, président et chef de la direction des Alouettes de Montréal.

Depuis la création du programme, les joueurs ont effectué plus de 2000 visites, rejoignant plus de 75 000 étudiants. Cette année, ce ne sont pas moins de 60 écoles qui seront visitées par Jean-Samuel Blanc et ses coéquipiers qui se mobilisent pour contrer le décrochage scolaire.

«Comme moi, je veux que les jeunes aillent au bout de leur école», insiste M. Blanc. «J’ai terminé mon bac en sécurité et étude policière il y a quelques années et là je fais des cours pour devenir conseiller financier. Ça fait un 180, mais c’est correct, on se prépare tranquillement pour la vie après le football», termine le joueur de  27 ans qui pense poursuivre cette carrière pendant encore 6 ans.

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