Des résidents de l’avenue Joliot-Curie se plaignent notamment de la mauvaise odeur que dégagent le compacteur et le conteneur à gras de poulet appartenant au Super C du boulevard Maurice-Duplessis. (Photo : Patrick Deschamps)
Au premier coup d’œil, le derrière du Super C du boulevard Maurice-Duplessis semble propre. Aucun déchet n’y jonche le sol et aucune odeur fortement nauséabonde n’est décelable. Sauf que certains résidents de l’avenue Joliot-Curie, qui passe derrière le commerce, se plaignent du laisser-aller du propriétaire : en plus des mauvaises odeurs, ils en ont assez des pigeons s’y regroupent, des déchets laissés par des voisins tout près du compacteur extérieur et des paniers d’épicerie laissés par les clients.

« L’hiver c’est moins pire. Mais l’été c’est dégueulasse », laisse entendre Mike D’Opera, qui habite en droite ligne avec le contenant qui récupère le gras de poulet. « On ne peut pas s’asseoir en avant! »

Cette odeur irait même contaminer les égouts, se répandant du même coup par le drain de son garage.

Plus loin sur la droite se trouve une immense benne à ordure, un compacteur pour être plus précis, dans lequel les employés acheminent de l’intérieur du magasin les produits qui ne sont plus bons pour la vente.

Selon M. D’Opera, ce conteneur, tout comme celui contenant le gras de poulet, empeste le voisinage lorsqu’il fait chaud.

« L’odeur est pourrie, c’est pas vivable l’été », confirme Marie-Maude Barosy, une voisine qui partage une clôture avec le Super C. Tous deux affirment que le supermarché Metro, qui occupait les lieux il y a quelques années, faisait plus attention à la propreté que le Super C.

Les deux se sont plaints à plusieurs reprises. « Quand ils nettoient, c’est juste pour quelques jours, dit Mme Barosy. Après, ça redevient comme avant. »

« J’ai été en personne 20 fois en trois semaines », soutient M. D’Opera, mais chaque fois en vain.

D’autres problèmes

Les problèmes ne s’arrêteraient pas à l’odeur, selon les résidents rencontrés. Ainsi, un voisin de M. D’Opera aurait vu sa voiture frappée par un panier d’épicerie laissé à l’abandon tout près du compacteur. Coût des réparations : 150 $.

La situation ne serait pas meilleure visuellement. Des flaques de gras s’accumuleraient sur l’asphalte en aval du conteneur à gras de poulet.

Plus loin, entre le Super C et le compacteur, des résidents viendraient fréquemment déposer des sacs-poubelle.

Enfin, les pigeons auraient élu domicile au-dessus des entrées de marchandise par où les camions viennent livrer les denrées. Avant, il y avait des effigies de hiboux pour effrayer les pigeons, se souvient M. Opera. Maintenant, il n’y a rien, et les volatiles viennent déposer leurs déjections sur ma toiture, de l’autre côté de la rue.

Tout est en ordre, soutient la direction du magasin

« J’ai fait une tournée ce matin et il n’y a pas de déchet en arrière », répond spontanément le directeur du magasin en remplacement, Serge Joseph, lorsque mis au fait des préoccupations du voisinage.

M. Joseph assure que le site est propre et qu’il fait en sorte qu’il le demeure. Il invite les voisins mécontents à venir le voir si les mauvaises odeurs persistaient.

Il ne se fait cependant pas d’illusions. « C’est l’été, c’est sûr que ça sent mauvais, prévient-il. On met des poubelles, on ne met pas des fleurs en arrière. […] On jette de la viande, des fruits et des légumes et du pain pourris. »

Quant aux coulées du contenant de gras de poulet, il assure qu’il n’en a pas vu l’existence. Dès que c’est plein, l’entreprise Sanimax vient nous en débarrasser, explique-t-il. Les employés du Super C s’assurent aussi qu’aucun déchet ne se trouve entre le compacteur et le commerce.

En ce qui concerne les pigeons, M. Joseph avoue ne pas savoir s’il s’agit d’une réelle nuisance. « Je ne passe pas ma journée dehors, alors je ne sais pas », se défend-il. Il ignore aussi si des effigies de hiboux ont déjà été installées avant d’être retirées.

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